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7 nouvelles propositions pour la contraception des 15-25 ans

7 nouvelles propositions pour la contraception des 15-25 ans

14 juin 2011 | PAR Moriane Morellec

« Comment améliorer l’accès des jeunes à la contraception? »  est la question posée par le Centre d’Analyse Stratégique (CAS), organisme rattaché au Premier Ministre, qui vient de publier sept propositions notamment sur la prévention des grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles (IST).

Marie-Cécile Naves, sociologue et politologue, et Sarah Sauneron, chargée de mission au Centre d’Analyse Stratégique sont les auteurs du rapport. Elles expliquent qu’en France, 91% des Françaises sexuellement actives âgées de 15 à 24 ans déclarent employer une méthode contraceptive mais les deux tiers des grossesses non prévues ont lieu sous contraception, et que le nombre d’IVG (interruptions volontaires de grossesse) s’élève à plus de 200 000 chaque année, la moitié de celles-ci concernant des jeunes femmes de moins de 25 ans. « En France, l’accès des mineurs à une information de qualité sur la contraception reste problématique », indique le CAS contrairement aux expériences étrangères, où « la combinaison de politiques d’information et d’accès à la contraception varie selon les moyens et la culture du pays. »

 

 

 

 

 

Le CAS propose donc d’abord de « charger les rectorats de fournir aux chefs d’établissement les informations nécessaires pour satisfaire à leurs obligations en matière d’éducation à la sexualité, et d’établir un bilan des mesures engagées », faisant écho aux techniques étrangères.
Ensuite, « d’insister sur la sensibilisation des jeunes hommes et associer la prévention des IST et l’information sur la contraception en promouvant la double protection, notamment dans les campagnes de communication », la contraception n’étant pas qu’une affaire féminine.

 

 

 

 

 

Dans le cadre d’un accès facilité à l’information, le CAS propose « de créer une plateforme d’information unique sur la sexualité (site Internet et application smartphone), qui proposera notamment un recensement des centres d’éducation et de planification familiale et de prévention des IST », de « rendre effectif le libre choix contraceptif en développant une information sur l’ensemble des modes de contraception, y compris ceux qui sont encore peu connus en France » et «  dans la délivrance d’une contraception d’urgence, charger les pharmaciens de remettre aux femmes de moins de 25 ans un guide présentant l’ensemble des moyens contraceptifs et contenant un coupon pour un rendez-vous chez un médecin agréé ».

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, le rapport insiste sur l’assurance « aux mineurs de la confidentialité et de la gratuité des modes de contraception féminine et des consultations médicales nécessaires par un système de tiers payant, non notifié aux parents » ainsi que le « développement d’un “bilan première contraception” gratuit pour les jeunes femmes âgées de 15 à 18 ans ».

 

 

 

 

 

 

 

Le rapport « Comment améliorer l’accès des jeunes à la contraception des 15-25 ans ? » semble déjà avoir ses effets positifs: le Ministère de la Santé a d’ailleurs lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Faut-il que les garçons soient enceints pour que la contraception nous concerne tous? ».

Visuels: (c) Choisirsacontraception.fr

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