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« Oulipo », l’abécédaire provisoirement définitif, boite à outils pour ateliers d’écriture.

« Oulipo », l’abécédaire provisoirement définitif, boite à outils pour ateliers d’écriture.

01 février 2015 | PAR Le Barbu

Oulipo ? Cet acronyme d’« Ouvroir de littérature potentielle » résume à lui seul un chemin très original suivi par la littérature depuis 1960 : créer dans la contrainte. Classées par ordre alphabétique, environ soixante contraintes d’écriture vous attendent : « classiques » (acrostiche, homophonie, roman), savoureuses (sardinosaure, sextine, pantoum), franchement énigmatiques (boule de neige, langage cuit, logorallye). Des textes ciselés, trésors de l’Oulipo, illustrent de façon ludique et humoristique les différents exercices de style. Saurez-vous deviner la contrainte que les auteurs se sont fixée ? Décrypter les ressorts créatifs pour vous lancer à votre tour dans ces ateliers d’écriture ?

 

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Les membres de l’Oulipo (on les appelle les oulipiens) sont des poètes, des écrivains, des mathématiciens qui se donnent des règles pour écrire des textes ; c’est ce que l’on appelle la « littérature sous contrainte ».
Les contraintes sont variées. On peut s’interdire l’usage d’une voyelle, comme George Perec dans son roman La Disparition (sans aucun « E »). On peut se restreindre à n’utiliser que les lettres du nom de celui ou celle à qui l’on destine son texte ; c’est le principe du « Beau présent ». On peut combiner les proverbes pour en créer de nouveaux « Qui trop embrasse vendredi dimanche récolte la tempête« . On peut aussi détourner des textes classiques suivant la méthode S+7 qui consiste à remplacer chaque nom d’un texte par le septième nom trouvé après lui dans le dictionnaire. « La cigale et la fourmi » devient ainsi « la cimaise et la fraction« .sous la plume de Raymond Queneau. Voici donc un recueil des oeuvres, pour beaucoup inédites, des Oulipiens auxquels se sont associés des peintres de l’Oupeinpo et des artistes de BD de l’Oubapo.

« Oulipo », l’abécédaire provisoirement définitif, éditions Larousse, octobre 2014.

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Le Barbu
Le Barbu voit le jour à Avignon. Après une formation d'historien-épigraphiste il devient professeur d'histoire-géogaphie. Parallèlement il professionnalise sa passion pour la musique. Il est dj-producteur-organisateur et résident permanent du Batofar et de l'Alimentation Générale. Issu de la culture "Block Party Afro Américaine", Le Barbu, sous le pseudo de Mosca Verde, a retourné les dancefloors de nombreuses salles parisiennes, ainsi qu'en France et en Europe. Il est un des spécialistes français du Moombahton et de Globalbass. Actuellement il travaille sur un projet rock-folk avec sa compagne, et poursuit quelques travaux d'écriture. Il a rejoint la rédaction de TLC à l'automne 2012 en tant que chroniqueur musique-société-littérature.

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