Jeunesse

Où es-tu Britannicus? de Romuald Giulivo

Où es-tu Britannicus? de Romuald Giulivo

27 mars 2013 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Illustration de couverture de Rascal

Britannicus aimerait bien être un jeune homme comme les autres, se fondre dans la masse mais il est fils d’empereur et gravement malade: crises d’épilepsie, troubles de la mémoire…les heures lui sont comptées en toutes choses, sa vie bien malgré lui est une tragédie inéluctable.

Romuald Giulivo est un jeune auteur français passionné d’Histoire, rien d’étonnant pour ce natif de Provins. L’architecture, l’écriture et la musique sont ses autres principaux centres d’intérêt. Il est l’auteur de quelques autres histoires d’amour passionnées à l’Ecole des Loisirs: Là-bas, Pyromane et Comme une flamme.

Britannicus est la seconde tragédie de Racine qu’il présente pour la première fois en 1669. Romuald Giulivo reprend les principaux personnages de cette pièce et en fait une relecture moderne pour rendre plus vivant ce drame de la passion, de la jalousie, de la maladie et de la mort. Cette époque d’orgies romaines n’est au fond pas si différente de la nôtre, Britannicus est un fragment d’une famille recomposée victime d’une rivalité fraternelle, d’une impuissance à s’affirmer du fait de sa maladie et d’une dépression terrible qui le ronge depuis la mort de sa mère. Il se meurt d’amour et vit au passé, il ne parvient pas à repartir de zéro pour reconstruire sa vie: trop tard, plus assez de forces…La notion même de destin prend toute sa force ici comme dans l’œuvre de Racine. Cette nouvelle version en prose de la pièce originale est intelligente, sensible et sensée, aisée à lire que l’on connaisse ou non l’original, l’idéal étant bien sûr de lire les deux à la suite pour les mettre en perspective. Alors moderne le théâtre classique? Intemporel toujours dans les thèmes qu’il aborde. Une passionnante version de l’Histoire et d’une pièce de théâtre fameuse.

Rokia Traoré se jette dans le Petit Bain les 17, 18 et 19 avril
Miguel Gomes, président de la Semaine de la Critique
Sandrine et Igor Weislinger

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *