Jeunesse
Les contes des frères Grimm réédités en version originale

Les contes des frères Grimm réédités en version originale

20 novembre 2011 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

 

 

Traduction de Natacha Rimasson Fertin

Les livres de référence de la littérature n’ont pas fini de nous en apprendre. C’est ce que nous découvrons une fois de plus avec cette nouvelle version des contes de Grimm. Ces contes, nous les entendons depuis que nous sommes tout petits et nos croyions les connaître. Pourtant, cette nouvelle traduction, la plus fidèle aux auteurs, réserve bien des surprises.

Ainsi, le conte que nous connaissons comme « La princesse et la grenouille » apparaît ici sous le titre « Le roi grenouille ou Henri de Fer ». Le début est proche de nos souvenirs mais la fin n’y ressemble guère. La fin de « Raiponce », du « Petit Chaperon Rouge » et de « Cendrillon », nous surprennent  également par leur cruauté. Il n’y a pas de pitié, pas de pardon pour les méchants et les gentils eux-mêmes doivent subir des épreuves plus dures encore que celles que nous avons été accoutumés à découvrir. Du coup, à lire ce recueil, nous nous disons que certains de ces contes peuvent convenir à de jeunes enfants comme « Le loup et les sept chevreaux » ou encore « Petit frère et petite sœur » parce qu’ils sont des contes d’avertissement qui mettent les enfants en garde contre l’imprudence et contre la rouerie de ceux auxquels ils peuvent être confrontés, et leurs versions sont très proches de ce que nous connaissions, mais d’autres contes, en particulier les trois aux fins cruelles cités précédemment, nous semblent à ne pas lire aux enfants avant qu’ils aient dix ans. Au final, initialement, nous nous rendons compte que c’étaient des textes plutôt destinés aux adultes : « Les musiciens de Brême » est un conte sur la difficulté de vieillir et d’avoir une retraite paisible, une question qui nous paraît extrêmement actuelle, c’est un conte particulièrement intemporel ainsi que le « conte du pêcheur et de sa femme » sur la question de l’avidité humaine, la version originale des frères Grimm est si belle qu’elle a subi peu de modifications au cours des années. Par contre, nous sommes surpris de découvrir « La belle au bois dormant » sous le titre de « Rose d’Epine », un titre également très approprié à l’histoire qui atteint ici une dimension poétique qui nous charme au plus haut point. D’autres de ces récits sont beaucoup moins connus et même méconnus en France comme « Jorinde et Joringel » ou « Les talers des étoiles », nous n’en n’avons que plus de joie à les découvrir. La jolie page blanche et dorée qui les présente avec une image découpée est aussi raffinée et nous met autant en appétit pour lire l’histoire que si nous déballions l’emballage d’un savoureux chocolat.

Quand aux images, elles sont tout simplement fabuleuses. Elles ont été les illustrations des livres de nos arrière grand-mère et aux autres aïeuls plus lointains encore. Sorties de l’ombre du XIXème et du XXème siècle, elles nous séduisent par leur raffinement suranné, leur finesse, la passion que les illustrateurs ont mis à les faire se devine dans le soin porté à chaque détail, un vrai régal pour les yeux, un intérieur encore plus beau que la couverture. Ce très bel ouvrage toilé, déjà féerique à l’extérieur, avec ses jolis marque-pages rose pour les filles et vert pour les garçons, débute par une très intéressante préface expliquant la manière dont les frères Grimm ont recueilli et transmis leurs contes. Un régal à chaque page, un superbe cadeau à faire à Noël à tous ceux qui aiment la féerie et les belles histoires.

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Sandrine et Igor Weislinger

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