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Hôtel Z : Ivana Bodrozic pose son regard de poétesse sur le destin des exilés

10 décembre 2012 | PAR La Rédaction

La poétesse croate Ivana Bodrozic change de genre en publiant un premier roman touchant sur l’exil vu dans les yeux d’une petite-fille.

La poétesse livre un texte d’une grande force de vie. La narratrice est une petite fille que le lecteur accompagnera jusqu’à l’adolescence dans les méandres de la guerre. Forcée de quitter sa ville natale de Vukovar en 1991, elle vit le difficile destin des personnes déplacées : logée avec son frère et sa mère entre les quatre murs d’une chambre d’hôtel, montrée du doigt car elle ne paie pas le bus. L’absence du père, resté chez lui, puis porté disparu, marque la famille et accentue les tensions au sein de celle-ci.

Grâce à une écriture précise, l’auteur offre un personnage principal espiègle et vif, au ton juste. La jeune fille entraîne le lecteur dans son quotidien, ses tracas et ses amours d’adolescente. La violence de la guerre et de cette vie n’est pas épargnée au lecteur. Contenue tout au long du texte, elle est distillée à travers ce roman d’apprentissage à l’amour mordant.

« Hôtel Z » , de Ivana Bodrozic, traduit du croate par Christine CHALHOUB, Actes Sud, Novembre, 2012, 224 pages, 21, 80 euros

Juliette Cohen-Solal.

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