Fictions
« Sans histoire », Natashka Moreau dépeint une femme distanciée

« Sans histoire », Natashka Moreau dépeint une femme distanciée

10 août 2015 | PAR Yaël Hirsch

Quatrième roman de Natashka Moreau aux éditions Léo Scheer, Sans Histoire est une plongée dans l’univers ouatée d’une femme qui sait mettre les soubresauts du monde à distance. En librairies le 16 septembre 2015. 

[rating=3]

sans histoireIl y a des femmes « sans ombre », la mère du roman de Natashka Moreau est « sans histoire ». Ni la sienne, ni celle des autres. La vraie littérature comme la vraie pensée se passe de péripétie.

C’est donc sous la forme et avec la sagesse d’un texte qui s’imprègne de petits morceaux minuscules de quotidien que s’avance, sans tambour, ni trompette, le récit d’une femme qui n’a rien à raconter mais tout à dire. Un exercice de style étonnant et troublant, qui passionnera les plus fins esprits littéraires

Natashka Moreau, Sans Histoire, Léo Scheer, 168 p., 17 euros. Sortie le 16 septembre 2015.

« Ecrire a toujours été mon moyen de ralentir un peu le cours des choses toujours trop enthousiaste et expéditif à mon goût, de continuer à nager tout en allant manger un bibimbap avec mes amis. Je retourne chercher ce qui a été expédié trop diligemment et lui fais un petit bouche-à-bouche quand je suis de nouveau seule. » p. 67

visuel : couverture du livre

Uptown Funk en version cinématographique
Le camion qui livre, le book truck des vacances
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *