Fictions

« Nafar »: Mathilde Chapuis sur les pas fragiles d’un migrant

« Nafar »: Mathilde Chapuis sur les pas fragiles d’un migrant

14 août 2019 | PAR Yaël Hirsch

Premier roman à paraître chez Liana Levi en cette rentrée littéraire 2019, Nafar dresse à deux voix le cheminement d’un migrant syrien.

Il est syrien et essaie de passer depuis le côté turc le Meric vers la Grèce et l’Europe. Elle le connaît, elle sait que la dernière chose à laquelle il tient est sa veste, elle voudrait l’aider mais il refuse un mariage blanc et elle n’a pas assez d’argent pour permettre une traversée sereine. Alors, inlassablement, il tente sa chance en clandestinité au péril de sa vie.

Narration précise placée sous un nom étranger, proche en turc et en syrien et qui veut dire « sans-droit », Nafar raconte de manière intime et documentée le périple et les affres d’un migrant observé, aimé et pourtant impossible à sauver, même aussi singulier. Un premier roman grave et plein d’échos écrit par une auteure qui a vécu à Istanbul de 2013 à 2015.

Mathilde Chapuis, Nafar, Liana Lévi, sortie le 22 août 2019., 160 p., 15 euros.

Visuel : couverture du livre

« On tue une femme » : l’ouvrage universitaire qui bouscule le féminicide
« Le Couteau » de Jo Nesbø : Harry Hole au fond du trou
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *