Fictions

Faubourg des minuscules d’Edouard Bernadac : d’amour et de résistance

Faubourg des minuscules d’Edouard Bernadac : d’amour et de résistance

25 mai 2017 | PAR Marine Stisi

Les Editions Héloïse d’Ormesson publient Faubourg des minuscules, nouveau roman d’Edouard Bernadac où l’amour naissant d’un couple se confronte à la résistance, en cœur de plein été 44… Totalement addictif.

[rating=5]

Fuir la Catalogne, découvrir Paris

Juan Vega a quitté Barcelone. En Espagne, le franquisme fait rage, on assassine sans merci les rouges dans les rues. Ebéniste, il a rejoint un atelier du XIème arrondissement où vit un catalan, comme lui, avec qui il entretient une relation amicale et sincère mais sur la défensive, toujours. Le roman d’Edouard Bernadac débute alors que Juan Vega fait la connaissance de Marie Malcaras, une jeune femme aussi séduisante qu’espiègle dont il ne tardera pas à tomber amoureux…

Par hasard, alors qu’il part à sa recherche pour lui rendre un fauteuil, le jeune espagnol (pardon, Catalan !) découvre que la belle travaille dans un bordel fréquenté par les nazis. C’est là aussi qu’il va faire la connaissance d’un certain Gilles de Rieu, dramaturge célèbre qui, il ne s’en cache pas, a fait de l’occupation une possibilité pour s’enrichir. Cependant, à la fin de la guerre, il devra en payer les frais et l’heure ne va pas tarder à sonner…

Entrer en résistance

En effet, à Paris, on sent l’occupation trembler. Presque sur un malentendu, Juan Vega va peu à peu entrer dans la résistance. En tapant à la machine quelques tracts d’abord, aux côtés d’un imprimeur installé dans la même cour que les ébenistes, à deux pas de la place de la Bastille, puis, en s’impliquant toujours plus, en faisant en sorte de dégouter une Remington qui fonctionne…

Faubourg des minuscules raconte avec une plume délicieuse la vie, le temps d’un été, de cet homme courageux et attachant, partagé entre son amour pour Marie, sa soif d’argent (pourquoi s’en cacher ?) et sa morale politique aux heures fatidiques de la Grande Guerre.

Edouard Bernadac, Faubourg des minuscules, Editions Héloïse d’Ormesson, 208 pages, 17€.

Visuel : (c) DR / JILL BATTAGLIA/ARCANGEL IMAGES

Date de parution : 11 mai 2017

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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