Fictions
Elle a disparu : Gwendolen Gross dépeint l’ennui d’une banlieue résidentielle américaine

Elle a disparu : Gwendolen Gross dépeint l’ennui d’une banlieue résidentielle américaine

25 décembre 2013 | PAR Yaël Hirsch

Traduite chez Liana Levi pour cette rentrée de janvier, l’auteure américaine Gwendolen Gross dessine dans Elle a disparu une suite de portraits, maison par maison, d’une banlieue typique. Entre la nouvelle et le roman, le livre sort le 9 janvier 2014.

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Dans une banlieue tranquille, quelques maisons juxtaposées vivent plus ou moins au même rythme : celle des pères absents par excès de travail et celle des mères esseulées à l’heure où leurs aînés partent vivre à l’université, où s’y préparent. Sauf que la plus studieuse des adolescentes, Lindsay, disparaît..

Ennui, flirt, adultère, socialisation autour de gâteaux et mini-hiérarchie sociale sont autant de classiques que Gwendolen Gross repasse de son stylo impressionniste. Entre Desperate Housewives et fresque de Rachel Cusk, le roman brode autour d’un thème désormais canonique et le traite intelligemment adresse par adresse, sur le mode « la banlieue chic, mode d’emploi ». Une jolie découverte.

Gwendolen Gross, Elle a disparu, trad. Emmanuelle et Philippe Aronson, Liana Levi, 272 p., 20 euros. Sortie le 9 janvier 2014.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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