BD
« Lady Killer Tome 1 » épouse et mère modèle ?

« Lady Killer Tome 1 » épouse et mère modèle ?

17 juillet 2016 | PAR Sandra Bernard

S’il faut toujours se méfier de l’eau qui dort, il en est de même pour les gentilles femmes au foyer. C’est ce que prouvent Joëlle Jones et Jamie S. Rich dans Lady killer aux éditions Glenat comics.

[rating=3.5]

Josie Schuller, sorte de Mrs. Smith rétro, est une épouse et une mère comblée. Mais voilà, quand personne n’est à la maison, elle se mue en tueuse à gages implacable, une des meilleures de son service. Enchaînant les missions entre la préparation d’un rôti, et une réunion de famille, nul ne se doute dans son entourage de sa double vie. Pourtant, après quinze ans de loyaux services, sa hiérarchie souhaite se passer de ses services, ce qui implique biens des complications et la pousse à changer d’optique et à employer les grands moyens.

Un peu trash, un peu gore et un peu retro, l’héroïne est un archétype de la femme fatale : séduisante, belle, redoutable et presque sans état d’âme. Le genre de tueuse qui ne se fait jamais prendre.

Ce premier tome est une introduction sanglante et vigoureuse tout à fait prenante. Cependant, difficile de s’attacher, espérons que ce ne soit que passager, aux personnages. Le scénario manque également un peu de profondeur et de surprise.

Côté graphique c’est pas mal du tout avec ses couleurs un peu passées et le soin tout particulier apporté au look de l’héroïne. Les graphismes se dotent également d’une touche vintage de bon aloi. La fin appelle définitivement une suite qui sera, avec un peu de chance, plus fouillée.

Informations pratiques :

Scénariste et dessinateur Joëlle JonesCoscénariste Jamie S. Rich, Lady Killer – Tome 1 : À couteaux tirés, éditions Glénat Comics, Genres : Thriller-PolicierCollection : ComicsFormat : 185 x 283 mm, 144 pages, Prix : 15.95 €, Paru le 01.06.2016

Visuel : couverture de l’ouvrage

[Festival d’Avignon] Sofia Jupither envoie les griffes de sa Tigresse sur la société
[Festival d’Avignon] « Soft virtuosity, still humid, on the edge » : Marie Chouinard fait marcher la violence
Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *