Cinema

Twilight Hésitation, un plaisir très coupable

19 juillet 2010 | PAR Margot Boutges

La saga de Stephenie Meyer se poursuit sur nos écrans. Découvrez Hésitation, le troisième volet d’une tétralogie qui n’en finit pas de nourrir les prudes fantasmes de toute une génération d’adolescentes. Incontestablement, le troisième volet est le meilleur représentant du phénomène Twilight qui déchaîne le feu et la glace en confrontant le désir et la continence.

Twilight deuxième du nom, Révélation s’achevait sur une demande en mariage susurrée par le vampire Edward à sa jeune humaine Bella. Par peur d’égarer le spectateur sans doute, il n’y a aucune ellipse entre la fin du 2 et le début du 3. On retrouve le couple hybride comme on l’a laissé : dans un champ de fleurs, débitant des niaiseries et des serments d’éternité. Bella est bien décidée à devenir vampire à son tour et à rejoindre son cher et tendre dans l’immortalité même si ça doit la contraindre à redoubler plus de cinquante fois sa Terminale. Mais alors qu’approche l’heure de sauter le pas et de lier son sort à celui d’Edward, Bella HÉSITE. Car un autre loup n’en finit pas de faire irruption dans la bergerie. Jacob, le lycanthrope amérindien lui clame son amour sur tous les tons, jetant des regards de braise à la volée et exposant son torse nu et musculeux à la caméra (le climat des environs de Seattle serait-il plus tropical qu’on l’aurait cru ?). Au même instant, la région est dévastée par une armée de vampires nouveaux-nés menée par une Victoria vengeresse toujours sur les traces de Bella. Edward et Jacob, soucieux de protéger leur belle, pourraient bien enterrer les luttes ancestrales opposant la meute de loups et le clan des vampires pour contracter une alliance défensive…

Si Twilight 2 était franchement ennuyeux, le 3 est tout bonnement savoureux ! On embarque pour 2 heures de fou rire contenu et continu. La faute à un déchaînement de flux hormonaux que rien ne semble pouvoir entraver. Entre langoureux baisers et visions de torses dénudés, se déploie sous nos yeux une symphonie d’évocations sexuelles qui ne passe jamais la barrière de l’accomplissement. La morale est sauve ! Bella et Edward ont beau être tentés de copuler, ils attendront le mariage. Twilight 3 tombe bel et bien les masques, n’usant plus de métaphores vampiriques pour légitimer un frein face aux ardeurs et aux tentations de la chair. A lui tout seul, Edward assume le message du film, se revendiquant « de la vieille école ».

Mais ses préceptes se heurtent à une concurrence animale. Il est talonné de près par Jacob qui déploie sans aucune retenue ses armes de séduction massive auprès de Bella. Et tant pis s’ il doit passer tout le film sans T shirt pour arriver à ses fins ! Pas farouche, la brunette multiplie les moues sexy et s’offre en proie consentante au désir de ses mâles. Ainsi se dresse un triangle amoureux comme on les aime, animé par un duel incessant entre le vampire et le loup-garou constamment séparés par Bella qui « veut rester un terrain de neutralité » au milieu de ce déchaînement de testostérone. La narration est rythmée par le jeu sur les antagonismes des deux caractères, entre la chaleur du corps de Jacob qui réchauffe Bella sous la tente et la froideur cadavérique du visage d’Edward qui brille comme nacre au soleil. Le surfeur versus le punk : toutes les adolescentes y trouveront leur compte. La saga fait preuve d’une imagination débridée pour ce qui est des rapprochements physiques, en mettant tout cela au service de valeurs puritaines. Un cocktail vicelard et explosif auquel on dit chapeau !

Et malgré un vague sentiment de culpabilité, on en redemande ! Les scènes de combats fonctionnent et les courses-poursuites endiablées nous permettent d’apprécier la vitesse des vampires et les paysages forestiers au son d’une BO plus qu’entraînante. On apprécie aussi les intermèdes ancestraux, les flashback qui explorent l’histoire des vampires du clan Cullen à travers l’histoire américaine. Avec cette percée dans le film en costumes, tous les ingrédients du film de vampires sont rassemblés. Sauf le principal : le sang, étrangement absent du tableau général. Il ne s’agirait pas d’effrayer les jeunes filles !

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Margot Boutges

6 thoughts on “Twilight Hésitation, un plaisir très coupable”

Commentaire(s)

  • Fan01

    Avant de rédiger un article, il serait bien de se renseigner un minimum et peut-être de le relire afin d’éviter les erreurs.

    Ce n’est pas Rosalie qui pourchasse Bella, mais Victoria. Rosalie est la « soeur » d’Edward.

    juillet 19, 2010 at 8 h 53 min
  • Margot Boutges

    Mieux que me renseigner, je suis allée voir le film. Et même les précédents ! Il s’agit d’un bête lapsus que je m’empresse de corriger.

    juillet 19, 2010 at 16 h 45 min
  • Fan01

    Margot,
    Je vous présente mes excuses pour le ton de mon commentaire.
    Je suis exaspérée par ce qui s’écrit sur le web.
    Quelque soit le sujet, les choses souvent ne sont pas faites correctement.
    N’importe qui écrit n’importe quoi.
    Pour moi un travail journalistique doit fait avec sérieux et objectivité.

    juillet 20, 2010 at 11 h 02 min
  • Fan01

    doit être fait avec sérieux et objectivité. Autant pour moi!!!

    juillet 20, 2010 at 11 h 03 min

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