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Sorties Cinéma du 6 juin

Sorties Cinéma du 6 juin

05 juin 2012 | PAR Fairouz Guedouar

Une semaine sous le signe de l’humour avec des films d’animations mais aussi des comédies américaines et françaises. Des films sélectionnés à Cannes ainsi que des films d’auteurs très modernes seront aussi projetés dans les salles sombres. Des retransmissions d’opéras et de ballet sont aussi programmées dans les différents cinéma. Vous êtes gâtés cette semaine! Profitez-en!

 

Madagascar 3, Bons Baisers D’Europe de Eric Darnell, Tom McGrath, Conrad Vernon (US, 1h33).

De retour d’Afrique, où leur dernière aventure les avait menés, Alex et ses fidèles amis Marty, Gloria et Melman aspirent désormais à rentrer chez eux, à New -York, et à retrouver le cadre familier du zoo de Central Park. Autant dire qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir ! Alors que King Julian, Maurice et les Pingouins se joignent à eux, leur nouvelle expédition rocambolesque les conduit en Europe où ils trouvent la couverture idéale : un cirque ambulant dont ils deviennent les héros – façon Madagascar bien sûr !

 

Le Grand Soir de Benoît Deléphine, Gustave Kervern avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel (Français, 1h32).

Les Bonzini tiennent le restaurant ‘la Pataterie’ dans une zone commerciale. Leur fils ainé, Not, est le plus vieux punk à chien d’Europe. Son frère, Jean Pierre, est vendeur dans un magasin de literie. Quand Jean Pierre est licencié, les 2 frères se retrouvent. Le Grand Soir, c’est l’histoire d’une famille qui décide de faire la révolution… à sa manière.

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Des saumons dans le désert de Lasse Hallström avec Emily Blunt et Ewan McGregor (Brit., 1h47).

Lorsqu’un richissime cheikh du Yémen se met en tête d’introduire des saumons dans les rivières de son pays, tout le monde pense qu’il s’agit d’une pure folie. Pourtant, entre volontés politiques et coups du destin, une jeune chargée d’affaires, Harriet, et un scientifique, Fred, vont se retrouver obligés de concrétiser ce rêve insensé. Même si le projet est un vrai casse-tête, l’aventure tombe plutôt bien pour Fred et Harriet, dont la vie privée n’est pas au beau fixe… À travers les voyages, les rencontres et les innombrables péripéties que ce programme surréaliste occasionne, tous deux vont découvrir l’existence sous un jour différent. La pêche miraculeuse du cheikh va-t-elle servir d’appât à l’amour ?

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21 Jump Street de Phil Lord, Chris Miller avec Jonah Hil, Channing Tatum, Brie Larson (US, 1h49).

Les nouvelles aventures de la brigade de 21 Jump Street, un groupe de jeunes policiers pouvant aisément se faire passer pour des adolescents et ainsi infiltrer les réseaux des trafiquants de drogue qui sévissent dans les milieux universitaires californiens.

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Arrête de pleurer Pénélope de Corinne Puget, Juliette Arnaud (Français, 1h24).

Chloé, Léonie et Pénélope, trois amies d’enfance qui se sont perdues de vue depuis de nombreuses années, sont convoquées chez le notaire.
La tante de Chloé, chez qui elles avaient l’habitude de passer leurs vacances d’été, leur a légué à toutes les trois sa maison à la campagne. Encouragées par Chloé, elles décident de partir un week-end pour vider la maison afin de la vendre.
Une fois sur place, les souvenirs refont surface. Entre règlements de comptes, vieux secrets à moitié oubliés et fous rires, les filles s’apprêtent à passer un très très long weekend…

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Une Seconde Femme de Umut Dag avec Nihal Koldas, Begüm Akkaya, Vedat Erincin ( Autrichien, 1h33).

Fatma vit à Vienne avec son mari, Mustafa, et leurs six enfants. Depuis toutes ces années, elle essaie de préserver les traditions et le prestige social de leur famille d’immigrés turcs.
Ayse, une jeune fille de 19 ans est choisie dans un village en Turquie pour officiellement épouser leur fils et se joindre à la famille.
La réalité est toute autre ; en secret, parce que Fatma l’a décidé, Ayse est promise au père, en tant que seconde épouse.
Dès lors, une relation de confiance et de complicité va se développer entre les deux femmes.
Mais cet événement va mettre en péril l’équilibre de toute la famille, qui devra faire face au regard de la communauté et à de nouvelles difficultés…

 

Couleur de peau: Miel , un film d’animation de Jung et Laurent Boileau (Français/Belge, 1h15).

Ils sont 200 000 enfants coréens disséminés à travers le monde depuis la fin de la guerre de Corée.
Né en 1965 à Séoul et adopté en 1971 par une famille belge, Jung est l’un d’entre eux.
Adapté du roman graphique Couleur de peau : Miel, le film revient sur quelques moments clés de la vie de Jung : l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile… Il nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités. Le déracinement, l’identité, l’intégration, l’amour maternel, tout comme la famille recomposée et métissée, sont autant de thèmes abordés avec poésie, humour et émotion…
Réalisé dans un étonnant mélange d’images réelles et dessinées, entre présent et souvenirs, utilisant à l’occasion des archives historiques et familiales, « Couleur de peau : Miel » est un récit autobiographique d’animation qui explore des terres nouvelles.

 

Une éducation norvégienne de Jens Lien avec Sven Nordin, Sonja Richter (Norvégien/français, 1h28).

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

1979. Nikolaj a 14 ans et vit une existence idyllique avec son frère et ses parents hippies, Magnus et Lone. Lorsque Lone meurt dans un accident de voiture, Magnus fait une grave dépression. Nikolaj ne sait pas vers qui ou quoi se tourner jusqu’à ce que son meilleur ami lui fasse découvrir l’album “Never Mind the Bollocks” des Sex Pistols. Mais il est difficile d’être en rébellion lorsque votre père écoute la même musique que vous…

 

Ich bin eine terroristin de Valérie Gaudissart avec Mathilde Besse, Huguette Besse (Français/polonais/allemand, 1h37).

Violette, 11 ans et 3 mois, une belle nuit va ficher le camp. Dans son baluchon, quelques choco BN, l’urne des cendres de sa grand-mère communiste et chérie et un livre : « Les Lettres de prison de Rosa Luxemburg ». Les lettres de Rosa, sa Rosa, cette grande grande grande révolutionnaire allemande, assassinée en 1919 dont elle se sent aujourd’hui l’héritière. Elle ira donc marcher dans ses pas, prendra de longs trains de nuit, s’enfoncera de plus en plus loin vers l’Est, et essaiera avec son insouciance de gaminage et son précieux bouquin de changer le monde à sa manière.

 

Opéra Don Giovanni le 7 juin, avec Peter Mattei, Anna Netrebko, Giuseppe Filianoti (3h15).

En différé de la Scala de Milan. Pour découvrir ce qui fait l’ouverture de la saison 2011-2012 de la Scala de Milan, cet « opéra des opéras » ainsi que le définissait Wagner, dans une mise en scène de Robert Carsen.

Séville au XVIIème. Don Giovanni est un jeune noble qui, au grand désespoir de son père, passe son temps à jouir de la vie. Très grand séducteur, fin manipulateur, aidé malgré lui par son pauvre valet Leporello, Don Giovanni attire les femmes dans son lit en leur promettant le mariage avant de les délaisser complètement le lendemain.
Après beaucoup de péripéties, il se retrouve pourchassé par les maris, les fiancés, les frères et les pères de celles qu’il a séduites et se réfugie dans un cimetière avec son valet pour se cacher des poursuivants. Il se trouve face à la statue de la tombe d’un père qu’il a tué en duel : La Statue du Commandeur. La Statue s’anime et lui demande de se repentir et de cesser de faire du mal sous peine de finir en enfer. Don Giovanni refuse…

 

Ballet en trois actes Mayerling (Côté Diffusion) Edward Watson, Mara Galeazzi, Iohna Loots (2h17).

Edward Watson interprète le rôle du prince héritier Rudolf dans ce ballet fascinant de Kenneth MacMillan qui couvre les huit dernières années de la vie de Rudolf, pris dans une inexorable spirale descendante marquée par l’intrigue politique, la drogue et le meurtre.
Elle se termine par le pacte de suicide conclu entre Rudolf et sa maîtresse de 17 ans, Mary Vetsera (Mara Galeazzi) au pavillon de chasse de Mayerling.

 

Opéra en trois actes La Walkyrie (Pathé Live) avec Deborah Voigt, Eva-Maria Westbroek, Stephanie Blythe (4h15).

Au milieu de la forêt, un orage éclate. Harassé, Siegmund entre dans la demeure du guerrier Hunding qui se dresse devant lui. Celui-ci n’est pas là, mais Sieglinde, son épouse, l’accueille et lui offre de l’hydromel. Il lui explique que, sa lance et son bouclier s’étant brisés, il a dû fuir devant ses ennemis. Lorsque que ses forces reviennent, Siegmund tente de partir mais Sieglinde, attirée par cet étranger qui lui ressemble tant, lui demande de rester…

 

Tagnawittude, un documentaire de Rahma Benhamou-El Madani (Français/algérien/marocain, 1h20).

« Quand j’étais petite fille je voyais régulièrement ma mère pratiquer la transe. Elle entrait lentement dans cette attitude extrême jusqu’à oublier le monde extérieur et ses limites. Des années passèrent. Un jour, lorsque je travaillais dans une radio locale, je reconnus ces sons dans un disque que je reçus. Il s’agissait d’un groupe qui portait le nom de «Gnawa Diffusion». J’ai d’abord été attirée par le nom. La musique était un mélange, une fusion entre la musique Gnawa et des musiques modernes et occidentales. Les paroles étaient engagées. Amazigh Kateb et Aziz Maysour du groupe Gnawa Diffusion me donnent des réponses à cette image qui me hante, celle de ma mère prise par la transe en France. Et je dénoue cette image, ce mystère en allant vers les Gnawa du Maroc et d’Algérie… « 

 

Gerhard Richter, Painting, un documentaire de Corinna Belz (allemand, 1h37).

Habituellement peu enclin aux médias, Gerhard Richter a ouvert son studio à Corinna Belz pendant plus de six mois, alors qu’il travaillait à la réalisation d’une série de grandes peintures abstraites. Interrogeant le processus de création de l’artiste allemand, la réalisatrice nous permet d’approcher au plus près le travail d’un des plus grands peintres contemporains, qui défie la photographie à travers ses peintures.

 

Le Serment de Tobrouk le documentaire de Bernard-Henri Lévy (français, 1h46).

La guerre de Libye vue de l’intérieur. Sur le terrain et dans les capitales du monde. Par ceux qui l’ont faite – Libyens, Français et autres. Après trente ans de combats sur différents théâtres de conflit de la planète, un homme, Bernard-Henri Lévy, nous conduit, ici, et nous emmène avec lui, sur les traces de Malraux, d’Hemingway, des Français Libres de la deuxième DB du général Leclerc, mais aussi de lui-même. Six mois d’une dramaturgie exceptionnelle. Six mois d’une guerre de libération aboutissant à la chute de l’une des plus longues, des plus implacables, dictatures modernes. Une guerre qui a un début mais peut-être pas de fin. Le making-of d’une guerre.

 

Mélodie pour un tueur de James Toback, avec Harvey Keitel, Tisa Farrow, Jim Brown. Une version restaurée du film sortie en 1978 (US, 1h31).

Interdit aux moins de 16 ans

Jimmy Fingers vit entre deux mondes. Dans l’un, c’est un pianiste amateur aux grandes ambitions. Dans l’autre, c’est un brutal recouvreur de dettes qui officie pour le compte de son père, un redoutable mafieux. Jimmy est divisé et ses deux existences vont finir par s’entrechoquer…

 

Adalen 31, de Bo Wideberg avec Anita Bjork, Peter Schildt, Kerstin Tidelius (suédois, 1h45). Sorti en 1969.

1931, A Adalen, au nord de la Suède, la grève a débuté depuis 93 jours. Kjell Andersson, fils d’un docker, s’éprend d’Anna, la fille d’un directeur d’usine. La revendication se durcit quand les patrons font appel à des Jaunes, des ouvriers d’autres provinces, pour faire le travail des grévistes. L’armée arrive en ville pour faire respecter l’ordre et le ton monte. Pendant ce temps, à l’insu des parents, Kjell et Anna sont emportés par leurs sentiments.

 

 

Le mépris, ou comment la Salle Pleyel traite ses ‘pauvres’ [Live-Report]
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Fairouz Guedouar

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