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Avant première 30 ème Festival Premiers Plans- «Après la guerre» d’Annarita Zambrano- Un drame qui n’évite pas les écueils du genre

Avant première 30 ème Festival Premiers Plans- «Après la guerre» d’Annarita Zambrano- Un drame qui n’évite pas les écueils du genre

15 janvier 2018 | PAR Pierre Descamps

A Bologne en 2002, un juge est assassiné par un militant d’extrême gauche après la loi travail en Italie. Ce conflit réveille les actions Cet homme se réfugie en France grâce à la doctrine mais 30 ans après, l’Italie demande son extradition. Sur un sujet passionnant présenté à l’édition 2017 un certain regard à Cannes , le film accumule poncifs et longueurs sans arriver à accrocher l’émotion attendue. Pour un avis plus positif du film, cliquez ici. Un film qui sort en salles le 21 mars prochain.

Souvent, la première scène marque l’entrée d’un film dans un univers et donne le ton à l’ensemble de l’œuvre. Le film démarre sur les chapeaux de roue avec une première scène détonante… puis il s’enlise dans une poursuite, celle d’un tueur extradé en France qui ne souhaite pas revenir en Italie pour se faire condamner par la justice, il est accompagné d’une jeune fille de 16 ans Viola impeccablement interprétée par Charlotte Cétaire.

Des questions restées sans réponses

Le traitement du film est maladroit car rien n’est clair, tout s’enlise dans des lents dialogues qui permettent de saisir certains éléments de l’histoire. On ne comprend pas bien pourquoi ce militant s’est mis à assassiner un juge, il n’y a jamais de contrepoint . On le perçoit forcément comme un monstre sans jamais saisir ce qui lui ai venu par la tête.
Avec la une de l’Express dans un «Terroriste ou intellectuel», on verra peu le premier coté tandis que le second est totalement effacé du récit comme si le film répondait la question sans jamais impliquer le spectateur dans le film. Alors qu’il s’agit d’une problématique essentielle, comment se fait endoctrinement de l’intellectuel envers un groupe pour justifier la violence? Jusqu’où l’homme tolère la justice et tombe dans la folie du meurtre? Comment l’extrême gauche politique se détache de se figures groupusculaires et totalitaires (comme les Brigades Rouges)? Comment le groupuscule terroriste prend part à cette violence?

Finalement, on apprend peu d’éléments sur l’Italie de ces années là. Rien sur ce peuple qui se révolte contre ses élites, sur la réaction de la justice face à l’attaque d’un de ses compères de la justice du pays. Là où un grand film politique aurait traité toutes les thématiques de société entre le peuple et la justice, le film ne montre que la fuite d’un homme et de sa fille qui est interviewé par la presse durant son exode.
Le film n’est jamais contextualisé, le récit tourne sur lui-même.
Dans la confusion, il est difficile pour un non-initié de ce drame de comprendre les enjeux des Brigades Rouges et de saisir la violence de ces années là qui furent terribles pour l’Italie

Réalisation : Annarita Zambrano,
Avec Giuseppe Battiston, Barbora Babulova, Charlotte Cétair
Durée : 1 H32
Sortie en salles le 21 mars 2018

Visuel : Photo officielle

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Pierre Descamps

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