Cinema

My week with Marilyn: Michelle Williams en état de grâce

My week with Marilyn: Michelle Williams en état de grâce

06 avril 2012 | PAR Gilles Herail

La critique: quand my week with Marilyn parvient à s’extraire des passages obligés du drame biographique, il permet à Michelle Williams de rendre un hommage fantasmé au rayonnement des grandes stars à l’ancienne. Qui pouvait en un sourire ou un regard, désarçonner une assemblée entière. Une leçon de charisme et de magnétisme.

Synopsis: Lumières sur les coulisses du tournage de Le prince et la danseuse, avec Laurence Olivier et Marilyn Monroe. Colin Clark, proche du réalisateur du film Sir Laurence Olivier, nous plonge dès lors dans les coulisses du film et surtout, dans l’intimité de Marilyn. L’image de Marilyn continue de fasciner les réalisateurs contemporains.

Après l’excellent et très onirique Poupoupidou qui voyait Monroe réincarnée sous les traits d’une Miss Franche Comté, My week with Marilyn choisit une voie bien différente pour évoquer le mythe. Celle du fantasme pur, à travers quelques jours passés en compagnie d’une icône. L’ambition n’est pas de raconter une vie entière ou de reconstituer une époque de manière pompeuse. My week séduit au contraire en voulant faire ressentir au spectateur la fascination que l’on a pu éprouver pour Marilyn, au délà de toute rationalité. L’ensemble du casting masculin n’est qu’un faire-valoir, des hommes qui n’ont d’yeux que pour elle.

Elle c’est Michèle Williams. Qui trouve l’équilibre parfait entre la lolita et l’ingénue, l’aguicheuse et la fragile, pour nous offrir quelques moments de grâce évanescents. Le film perd pied dès qu’il se rapproche du biopic à oscars tant redouté. Quand il esquisse des poncifs sur la psychologie de Monroe, ses blessures personnelles, son histoire de Cosette et son manque d’amour. Les gérémiades et les caprices de Madame sont répétitifs et il est difficile de déveloper une quelconque empathie pour ce cliché de grande artiste névrosée. On est même parfois irrité quand les tourments de la belle prennent le pas sur le reste.

Dès que « cette ambition » dramatique très classique s’efface, le film retrouve son éclat. Un fantasme purement cinématographique. La nostalgie des grandes stars à l’ancienne, qui faisaient rêver pour leur inaccessbilité présumée, qui créaient la lumière sans avoir besoin de la capter. Quelques scènes réussissent à nous faire ressentir l’émotion et le trouble provoqués par Monroe. Dans ses relations avec les journalistes où elle pose, mutine, et séduit par ses réponses provoquantes. Quand elle se retrouve par hasard au milieu d’un groupe d’étudiants enflammés. Lors des quelques chansons où le mélange d’érotisme et d’humour est à son paroxysme. My week Marilyn capte certains de ses petits moments, où le sourire, l’attitude et la sensualité de Monroe arrivent à renverser un plateau entier. Joli moment de pellicule.

Gilles Hérail

My week with Marilyn, un film de Simon Curtis avec Michelle Williams, sortie le 7 mars 2012

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