Cinema

Mahnaz Mohammadi et Pegah Ahangarani libérées par les autorités iraniennes

01 août 2011 | PAR Coline Crance

Mahnaz Mohammadi, cinéaste et actrice iranienne et militante engagée des droits des femmes avait été arrêtée à Téhéran le dimanche 26 juin suite à une perquisition de son domicile par les forces de l’ordre. Elle est désormais libérée depuis le 27 juillet, sous caution. Aucune information concernant les chefs d’accusation ou le lieu de sa détention n’est disponible pour le moment.

Réalisatrice du film Femmes sans ombre, elle a également contribué au documentaire de Rakhshan Bani-Etemad, Nous sommes la moitié de la population, qui traite des élections présidentielles de juin 2009. En juin 2010, Mahnaz Mohammadi est venue à Paris présenter un de ses films (Travelogue) dans le cadre d’une journée consacrée au cinéma iranien à la Cinémathèque française.

Mais, dans le collimateur des autorités iraniennes depuis plusieurs années, elle s’était déjà vu confisquer ses outils de travail (ordinateur, caméras, vidéocassette) et plus récemment son passeport. Elle n’a ainsi pas pu se rendre à la présentation voici un mois à Cannes du film de Reza Serkanian Noces éphémères dont elle est pourtant l’actrice principale.

Le même jour, l’actrice Pegah Ahangarani, arrêtée il y a deux semaines alors qu’elle se rendait en Allemagne pour assister à la Coupe du monde de football, a aussi été libérée.

Selon un porte-parole de la justice iranienne, d’autres personnalités du cinéma, toujours emprisonnées, devraient être libérées sous caution dans les prochains jours, et notamment l’actrice Marzieh Vafamehr et l’acteur Ramin Parchami. Toutefois Jafar Panahi et Mohammed Rassoulof arrêté pour avoir préparé un film contre le pouvoir sont toujours emprisonnés.

Extrait du texte de Mahnaz Mohammadi lu en son absence par Costas Gavras :

« Je suis une femme, je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable dans ce pays. Actuellement, je réalise un nouveau documentaire sur les femmes de mon pays. Le combat des femmes pour leur identité est un élément incontournable de leur vie de tous les jours… et la liberté est le mot qui manque le plus à leur quotidien. J’aurais vraiment aimé être parmi vous, chers amis. Hélas, n’ayant pas l’autorisation de sortir de mon territoire, je suis privée de partager cette joie avec vous. Mais j’attends toujours et j’ai de l’espoir ».

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Coline Crance

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