Cinema
Les sorties ciné de la semaine du 9 novembre

Les sorties ciné de la semaine du 9 novembre

08 novembre 2011 | PAR Amelie Terranera

L’actualité, les faits divers et autres questions de société sont à l’honneur cette semaine dans les salles obscures. Obscure justement, l’épidémie mondiale que dépeint Steven Soderbergh dans son nouveau film, Contagion. Une pléiade d’acteurs, composée entre autres de Laurence Fishburne, Kate Winslet et  Marion Cotillard, fait se propager le mal le plus menaçant : la peur. Notons la sortie également de Honk, Zones d’ombres et Khodorkovski, qui relatent respectivement, de la gestion de la peine de mort aux Etats-Unis, de la justice française ou encore du pouvoir arbitraire en Russie. Certes, le programme que l’on vous propose n’est pas des plus réjouissants pour vos zygomatiques, seulement la comédie de la semaine, On ne choisit pas sa famille de Christian Clavier, est loin de faire l’unanimité. Mieux vaut cette semaine, se faire peur, être indigné, et pourquoi pas pleurer seul dans l’obscurité, que de payer une place de cinéma pour rire de la médiocrité du film projeté.

 

Contagion, de Steven Soderbergh, avec Marion Cotillard, Matt Damon, Gwyneth Paltrow, Kate Winslet, Jude Law. Le nouveau long métrage de Steven Soderbergh promet de rester dans les annales du cinéma d’angoisse. A l’aune des multiples épidémies qui meurtrissent notre monde, le réalisateur de Ocean’s eleven ou encore de Traffic, nous livre le scénario d’un virus tueur que les autorités médicales peinent à endiguer. Le casting sublime un scénario haletant et terrifiant. Vous n’en sortirez pas indemnes.

 

Mon pire cauchemar, de Anne Fontaine, avec Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, André Dussollier, Virginie Efira. Deux êtres que tout oppose, elle a de nombreuses responsabilités au sein d’une fondation d’art contemporain, il subsiste grâce aux allocations, vont apprendre à coexister voire à s’apprécier. Bien que le scénario ne soit pas franchement original, on s’attache au couple inattendu que forme la majestueuse Isabelle Huppert et le trublion Benoît Poelvoorde. Anne Fontaine soigne également les seconds rôles que sont l’admirable André Dussollier et la pétillante Virginie Efira.

 

On ne choisit pas sa famille, de Christian Clavier, avec Christian Clavier, Jean Reno, Muriel Robin. Kim et Alex sont concubines. Dans le but d’adopter une petite fille en Thaïlande, Alex demande à son frère César, un peu beauf sur les bords, de jouer le mari de Kim. La supercherie sera-t-elle dévoilée ? Bien que Christian Clavier ait signé le scénario (La soif de l’or, Les anges gardiens…) de nombreuses comédies poilantes, On ne choisit pas sa famille, peine à convaincre. Un humour poussif et de nombreux clichés entachent cette course à l’adoption.

 

Toutes nos envies, de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon, Marie Gillain. Ces deux acteurs étaient faits pour se rencontrer sur un tournage. La même fêlure est capable d’habiter leur visage. Claire, une jeune juge engagée, se bat contre le surendettement. Sur son chemin semé d’embûches, elle rencontre Stéphane, un juge désabusé. Un sujet d’actualité à la force dramatique étonnante.

 

 

 

 

 

Michael, de Markus Scleinzer, avec Michael Fuith, David Rauchenberger. On a connu scénario plus gai : Michael, un trentenaire, enlève, séquestre et abuse de Wolfgang, 10 ans. Ce long métrage autrichien, interdit au moins de 12 ans, laisse sans voix. Les dialogues au sein du film lui-même sont aussi presque inexistants.

 

Bonsái, de Cristian Jimenez, avec Diego Noguera, Natalia Galgani. Étudiant en littérature, Julio tombe amoureux d’Emilia. Des années plus tard, il fait la rencontre d’un écrivain qui cherche quelqu’un pour transcrire un roman.

 

Celles qui aimaient Richard Wagner, de Jean-Louis Guillermou, avec Jean-François Balmer, Stéphane Bern, Roberto Alagna. Biopic consacré au compositeur allemand, ce film vaut pour la rencontre entre trois personnalités singulières et baroques : l’acteur Jean-François Balmer, l’animateur Stéphane Bern et le chanteur Roberto Alagna ! C’est à travers Judith, un personnage contemporain, que l’histoire de Wagner est relatée.

 

 

 

 

 

Nos ancêtres les Gauloises, de Christian Zerbib, avec Aurélie Ango Abore, Marjon Barriere – Van der Spoel. L’intention de ce documentaire est tout à fait louable. A travers les portraits de dix femmes françaises venues d’ailleurs, le réalisateur Christian Zerbib entend répondre aux questions suivantes : Comment devenir française ? Comment faire de ses enfants des citoyens français ? Une belle façon d’aborder des questions d’identité sans stigmatisation.

 

Noces éphémères, de Reza Serkanian, avec Mahnaz Mohammadi, Hossein Farzi Zadeh. Une coutume étrange se pratique en Iran : le mariage temporaire. Il permet à un jeune homme de connaître l’amour physique, généralement avec une veuve,  avant son véritable mariage. Le long métrage de Reza Serkanian évoque les désirs et les espoirs d’une société sous le joug des codes et des contraintes. Malheureusement, la réalisation se dérobe juste au moment où les personnages se révèlent. Voir notre critique.

 

 

 

Honk, de Arnaud Gaillard et Florent Vassault. Pour mieux comprendre l’actualité et la récente situation d’Hank Skinner, plongez vous dans le documentaire Honk. Trois protagonistes se trouvent confrontés à l’absurdité de la peine de mort. La violence des exécutions rythment pourtant le quotidien des Texans.

 

Zones d’ombre, de Mika Gianotti, avec Dominique Schaffhauser. Ce documentaire est une véritable immersion dans la justice hexagonale. Plus particulièrement à Saint-Omer, où le Président de la Cour d’Assisses dirige deux procès d’affaires criminelles.

 

Khodorkovski, de Cyril Tuschi, avec Mikhail Khodorkovsky. Digne des meilleurs documentaires de Michael Moore, alliant travail d’investigation, allusion et ironie, Khodorkovski, relate la descente aux enfers de l’ennemi politique russe numéro 1. Ancien dirigeant de Loukos, une riche compagnie pétrolière russe, Mikhail est enfermé en Sibérie à la suite d’une condamnation pour escroquerie. Seulement, les témoignages affluent pour soutenir celui qui aurait chèrement payé ses différends avec Vladimir Poutine. Archives, images d’animation, interviews, parfont ce documentaire aux tonalités de thriller.

 

 

 

 

Un pas en avant – les dessous de la corruption, de Sylvestre Amoussou, avec Sylvestre Amoussou, Thierry Desroses. Si vous avez fait un don en faveur de la famine dans la Corne de l’Afrique, vous n’allez pas être rassuré par l’étonnant long métrage de Sylvestre Amoussou. En enquêtant sur la disparition de son frère, un petit vendeur de fruits, découvre un détournement de l’Aide Humanitaire par les autorités locales. Volontaire et jovial, Sylvestre Amoussou séduit par sa simplicité tandis que Thierry Desroses incarne un homme d’affaire qui a tout de l’effroyable mafieux.

 

 

 

Mes chers amis (1976), de Mario Monicelli, avec Ugo Tognazzi, Gastone Moschin. Quatre amis vivent à Florence. Ils s’amusent et refont le monde ensemble jusqu’au jour où l’un d’eux enlève la femme d’un de ses amis.

 

Si Paris l’avait su (1950), de Terence Fisher et Antony Darnborough, avec Dirk Bogarde, Jean Simmons. Vicky Barton, une jeune anglaise, s’apprête à passer un séjour infernal à Paris. Venue rendre visite à son frère pour l’Exposition Universelle de 1889, elle s’inquiète lorsque ce dernier disparait… Voir notre critique.

Le monumental Bouquet de Fleurs d’Andrea Salvetti exposé place de l’Odéon
Alain Bashung devenu L’Homme à tête de chou: dernières nouvelles des étoiles.
Amelie Terranera

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