Cinema

Le film choral, un genre qui grimpe

16 février 2010 | PAR Ariane Lecointre

« Valentine’s Day » fait un carton aux États-Unis, et arrive en France mercredi 17 février. Il est calqué sur le genre du film choral, qui fait de plus en plus d’adeptes chez les réalisateurs.

Une flopée de stars sont à l’affiche du dernier long-métrage de Garry Marshall (Just Married (ou Presque) ; Princesse malgré elle ; Un mariage de princesse…) : Julia Roberts, Anne Hathaway, Jessica Biel, Jennifer Garner, Ashton Kutcher, Bradley Cooper.
Le réalisateur a cédé aux sirènes du film choral, un genre qui naît en 1916 avec Intolérance, de D. W. Griffith, et qui fait son come-back depuis quelques années.
Le principe du film choral est le croisement des individus et des destins. Le groupe fait caisse de résonnance et toutes les actions ont des conséquences démultipliées. Il n’y a aucun personnage principal, mais chaque individu est un pivot essentiel.
Robert Altman était passé maître dans le genre, notamment avec Short Cuts (1993). L’Espagnol d’Alejandro Gonzalez Inarritu est digne successeur d’Altman avec Amours chiennes (2000), 21 grammes (2003) et Babel (2006). Le dernier des trois films s’accomplit dans une esthétique remarquable, et traverse les quatre coins du monde. Le lien entre les personnages est ténu et se tisse lentement, par à coups.


Bande Annonce Babel VOST

Quentin Tarantino excelle lui aussi dans le film choral, Pulp Fiction en est la plus parfaite représentation dans un genre plus policier. Dans un style très différent, on trouve Love Actually de Mike Newell. Cette comédie romantique s’offre les services de grands acteurs comme Liam Neeson, Hugh Grant, Emma Thompson et Keira Knightley pour ne citer qu’eux. Les amoureux se croisent et se décroisent, se déçoivent ou se trouvent, pour terminer dans une fête d’école, dans une fantaisie délirante.
Le réalisateur français François Ozon offre aussi ses lettres de noblesse au film choral. Huit Femmes (2001) fait cohabiter en huis-clos Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Isabelle Huppert…
Valentine’s Day réutilise une recette qui marche bien, mélange les histoires et les acteurs pour un film choral à l’eau-de-rose.

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Ariane Lecointre

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