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« La portée internationale du festival ajoute une touche exotique et excitante » : Perrine Dufourq, coordinatrice du Très Court Festival

« La portée internationale du festival ajoute une touche exotique et excitante » : Perrine Dufourq, coordinatrice du Très Court Festival

06 juin 2019 | PAR Carole Marchand

En prévision du Très Court International Film Festival 2019 qui se déroulera du 7 au 16 juin prochain sur les cinq continents, la rédaction de Toute La Culture a pu poser quelques questions à Perrine Dufourcq, coordinatrice du festival à Paris.  

Pouvez vous vous présentez. Pourquoi êtes vous devenue aujourd’hui coordinatrice de festival ?

Je m’appelle Perrine Dufourcq, je suis originaire du Gers, dans le Sud de la France. Sensible aux arts, je me considère également comme écolo, féministe, et très amatrice de saveur chocolatées ! Dès ma première année d’étude, j’ai su que je voulais organiser des événements culturels. A l’époque, je ne savais pas encore à quel poste. Après de nombreuses expériences à différents postes, je me suis rendue compte que j’aimais la polyvalence et la gestion d’équipe. Le poste de coordinatrice convenait donc parfaitement à ces attentes.

Aviez-vous un attrait personnel dans le très court métrage ? 

Bien sûr que j’ai un attrait personnel pour le très court ! Le court-métrage m’est apparue comme évidence après une année d’étude à Clermont-Ferrand, la capitale mondiale du court. J’ai très vite été fascinée par ce format et par son intensité.  C’est le point de départ de ma volonté à travailler dans ce domaine. Aujourd’hui je découvre encore plus ce format avec des œuvres étonnantes de par leur originalité, leur créativité, leur scénario … L’équipe de sélection du festival déniche d’incroyables pépites pour les valoriser auprès des spectateurs. Je suis fière de participer à cette belle programmation.

Comment se gère un festival à si grande portée internationale ? Quels sont vos liens et relais entre pays ? 

Ce qui importe c’est d’entretenir de bonnes relations avec les organisateurs en local. Principalement par e-mail, régulièrement par téléphone, et quelque fois en vrai. Il n’y a pas si longtemps nous avons eu l’occasion de rencontrer les organisateurs égyptiens, chiliens et canadiens ! Le but est d’organiser un événement culturel et festif qui ravis les spectateurs des 5 continents ! Chaque ville organise son événement sur place car nous ne connaissons pas les spécificités et coutumes de tous les territoires. On essaye de subvenir à leurs attentes au maximum, tout en gardant une identité commune. A Paris, nous sommes le point central, même si certains grands réseaux vont se gérer ensemble (comme en Roumanie, en Italie, en Chine…). On veille à ce que tout se déroule dans les temps et nous envoyons nous-mêmes les éléments les plus fédérateurs : les films bien sûr, puis les visuels, affiches, dossier de presse …

A quoi ressemble concrètement une journée dans la peau de coordinatrice ? 

Beaucoup de discussions ! Avec les réalisateurs, les partenaires, les organisateurs des différents pays, l’équipe …! C’est une symbiose constante avec les acteurs de l’événement. Il n’y a pas de routine, juste des moments importants qui varient en fonction des mois. La portée internationale du festival ajoute une touche exotique et excitante. J’adore appeler dans une même journée les organisateurs sur 3 continents différents. 

Comment pouvez vous définir cette 21e édition du festival ? Y aura-t-il des surprises, des nouveautés ?

La 21e édition est étonnante ! Les films sont de grande qualité cette année, et ce n’est pas que moi qui le dit… c’est les jurés ! Si j’étais spectatrice, je ne saurais pas quelle séance choisir tellement il y a d’œuvres originales et étonnantes. Animations, Fictions, Documentaires, il y en a pour tous les styles et tous les goûts ! La nouveauté 2019 est la nouvelle compétition « Défi 48h Très Court ». Elle consiste à réaliser un très court métrage pendant le premier week-end du festival sur une thématique climatique. 75 équipes de toute la France se sont inscrites et participerons simultanément à ce défi citoyen novateur. Elles seront soutenues par l’humoriste d’investigation Nicolas Meyrieux, le parrain du défi, qui sera présents pour répondre aux questions des participants !

Pouvez vous nous parler de la catégorie Paroles de Femmes, qui semble être au cœur de l’actualité aujourd’hui ?

Cette année nous fêtons la dixième année de la Compétition Paroles de Femmes. En 10 ans, nous avons vu des évolutions naître dans les films. On reçoit plus de films réalisés par des réalisatrices, les sujets du quotidien sont de plus en plus abordés, et la sélection devient difficile tellement nous recevons d’œuvres de qualité. C’est pourquoi il est important de continuer à diffuser les points de vue de femmes du monde, leur quotidien, leurs peurs, leur courage… Ce n’est qu’en persévérant dans ce sens que nous arriverons à faire changer les mentalités.

 

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