Cinema
La chance de ma vie: Rendez-nous l’Arnacoeur!

La chance de ma vie: Rendez-nous l’Arnacoeur!

06 janvier 2011 | PAR Gilles Herail

Première semaine de 2011 et première comédie pour trentenaires parisiens. Première déception aussi pour cette « chance de ma vie » qui ne tient pas les maigres promesses de sa bande annonce. La critique de ce film sans intérêt.

Synopsis: « Julien Monnier a un sérieux problème. Il a beau être un conseiller conjugal brillant, il n’arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines. Et pour cause, depuis son plus jeune âge, Julien porte la poisse à toutes les femmes qui s’éprennent de lui (…) Joanna Sorini va vite l’apprendre à ses dépens le jour où elle le croise.

Après le triomphe critique et public de L’arnacoeur et les jolies surprises des Emotifs anonymes et du Nom des gens, le genre de la comédie romantique made in France semblait avoir trouvé un second souffle. Promue par une bande-annonce assez réjouissante, La chance de ma vie semblait capable de reprendre le flambeau. Il n’en est rien tant l’idée de départ porteuse de burlesque et de folie est gâchée pas un traitement sans intérêt. Les quelques extraits diffusés en salle reprennent les bons moments du film à savoir des sketchs amusants narrant les mésaventures improbables des conquêtes féminines victimes de la malédiction de Julien. La bande-annonce intégrait même avec plus de rythme et d’efficacité ces scénettes comiques qui sont mal construites dans le film.

Passé ce petit air de nouveauté, le réalisateur, Nicolas Cuche, suit le schéma attendu tant au niveau de la construction du scénario que du cadre où se déroule l’histoire. Virgine Efira est créative dans une agence de design. François-Xavier Demaison est conseiller conjugal et retrouve un rôle et des scènes quasiment identiques à ceux qu’il interprétait dans le bien plus acide Divorces de Valérie Guignabodet. Le tout de déroule donc à Paris, dans des grands immeubles modernes aérés, dans des restaurants fashion et autres décors qui sont devenus un passage obligé de ce genre de cinéma.

Rien de nouveau sous le soleil et 1h30 de lassitude devant un film qui n’a rien à offrir jusqu’à sa morale expédiée et convenue. Peu souvent très très drôle et manquant de charme, La chance de ma vie perd sur les deux tableaux. Quelques scènes montrent ce qu’aurait pu être un bon moment en tirant parti des possibilités du pitch. L’utilisation de scènes animées et de séquences roman-photo pour raconter les chutes et autre portes dans la figure subies par le personnage de Virigine Efira était une bonne idée. Une scène assez surréaliste où un chien fait du trampolin sur une toile de tente et vient faire s’écraser un tison brulant sur un nid de cigognes vient apporter un moment de répit dans une séance ronflante et paresseuse.

La malchance est idéale pour provoquer des moments absurdes et cartoon qui sont malheureusement délaissés dans le film au profit de réflexions soit disant existentielles sur le couple. Le talent de Thomas N Jijol dans un second rôle sympathique et le charme de Virigine Efiira n’y font rien. Espérons que de futurs auteurs sauront utiliser cette Cameron Diaz à la française qui peut rester charmante tout en sortant par inadvertence un godemiché au milieu d’une salle de réunion. Nicolas Cuche n’est pas un Farelly et La chance de ma vie le prouve.

Gilles Hérail

La chance de ma vie, une comédie romantique française de Nicolas Cuche avec François-Xavier Demaison, Virginie Efira, Elie Semoun et Thomas N’Gijol, 1h30, sortie le 5 janvier 2010

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Gilles Herail

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