Cinema

“Kubrick par Kubrick” : l’Odyssée sonore

“Kubrick par Kubrick” : l’Odyssée sonore

07 avril 2020 | PAR Eloise Sibony

Après Jerry Lewis, Michel Legrand ou encore James Stewart et Robert Mitchum, l’auteur et réalisateur Gregory Monro tente de percer le mystère d’un autre génie du 20e siècle : Stanley Kubrick. 

Il est dit au début de ce documentaire, à voir le 12 avril sur Arte et en première mondiale au festival du film de Tribeca, queSi Stanley Kubrick n’a réalisé que 13 films, chacun d’entre eux était un évènement.” Orange Mécanique, Eyes Wide Shut, Full Metal Jacket, Docteur Folamour… Autant d’évènements qui ont fait le succès de son réalisateur et ont contribué au mystère qui entoure toujours ce dernier.

Gregory Monro signe un documentaire captivant sur Stanley Kubrick et plonge le spectateur dans l’intimité et la pensée du cinéaste. Entre récits d’acteurs, analyses de critiques, et interventions de Kubrick, Gregory Monro se balade à travers ces témoignages inédits comme dans un musée. Il dresse un portrait documenté, au décor inspiré de 2001 : l’Odyssée de l’espace, afin de comprendre un peu plus l’œuvre et la psyché de ce monstre du cinéma. 

“Il contrôle le monde de sa maison”

Grâce à une succession d’archives éclairantes, “Kubrick par Kubrick”  laisse la parole aux témoins de l’époque. À l’instar de Michel Ciment, critique de cinéma émérite et directeur de la revue Positif, qui aura réussi à se frayer un chemin dans l’intimité de Kubrick durant trois décennies :“Il contrôle le monde de sa maison” ironise Michel Ciment. Des auditions par cassettes jusqu’aux salles de montage installées dans son manoir à Childwickbury, le réalisateur orchestrait ses films d’une main de maître. Et si ces œuvres ont suscité de nombreuses controverses, le documentaire offre une deuxième lecture à ces scandales, grâce aux témoignages de ses acteurs. Le documentaire de Gregory Monro rappelle ainsi la foi qu’avaient, entre autres, Tom Cruise, Nicole Kidman, Peter Sellers, Malcolm Macdowell envers leur metteur en scène et ses idées. C’est enfin le réalisateur lui-même, décédé en mars 1999, qui vient enrichir son propre portrait en se livrant, à travers des archives privées et inédites, sur sa vision du monde et de son art.

La caméra de  Kubrick par Kubrick restitue l’atmosphère cinéphile propre à Stanley Kubrick et offre une mise en abyme à la fois hypnotique et pertinente. 

« Kubrick par Kubrick », le 12 avril sur Arte et jusqu’au 10 juin sur Arte Live. 

visuel (c) arte 

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Eloise Sibony

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