Cinema
Dvd : La carte des sons de Tokyo

Dvd : La carte des sons de Tokyo

30 mai 2011 | PAR Yaël Hirsch

La réalisatrice ibérique de « The secret Life of Words » a investi Tokyo by night dans un fresque mi-thriller mi passion parfaitement léchée. Portée par Sergi Lopez (voir notre interview à l’occasion de la sortie du film) et la ravissante Rinko Kikuchi, « La carte des sons de Tokyo » est une fable fascinante et troublante. Elle sort en dvd le 15 juin 2011 chez Bodega films.

Pour lire notre critqiue du film lors de sa sortie, le 26 janvier dernier, c’est ici.

Ryu est une jeune femme japonaise aux multiples prénoms et très mystérieuse qui arrête de penser de huit heures du soir à sept heures du matin en travaillant dans une Halle au Poisson. Toujours seule et avare de mots, elle fascine un preneur de son d’un certain âge qui l’accompagne en silence au cimetière ou dans des bars. Un jour, Ryu (Rinko Kikuchi) accepte de travailler pour un riche monsieur japonais qui vient de perdre sa fille, suicidée. Pour l’endeuillé, c’est le mari de sa fille, un espagnol marchand en vins, David (Sergi Lopez), qui l’a rendue malheureuse au point de la pousser à commettre l’irréparable. Il veut la tête de son gendre. Ryu accepte le marché et rencontre David. Mais celui-ci paraît vraiment dévasté par la mort de sa femme.  Au détour d’une soupe que Ruy apprend à David comment boire à la japonaise, c’est-à-dire à grands bruits, une tension érotique se noue, qui se règle au Love Motel où David emmenait sa femme. Sorte de double de la défunte, Ryu vient donc combler la solitude de David et tombe très amoureuse…

Histoire d’amour impossible, ode aux bruits nocturnes de Tokyo et portrait de deux âmes égarées, « La carte des sons de Tokyo » est une réussite esthétique de premier plan. La musique électrise encore les msytères des corps (pop nippone, « Les mots d’amour » en japonais et final sur Antony and the Johnsons). Même à demi-effacée (on le voit dans une des 3 passionnantes scènes coupées, à retrouver dans les bonus du dvd), la voi du preneur de son ami de Ryu donen un caractère encore plus étranger et étranger à cet embrasement sur une tombe ouverte. Seuls les dialogues sont parfois un peu en deçà des images et du jeu sensible des acteurs. Dans les bonus, ne manquez pas le journal de tournage d’Isabel Coixet (33 min) qui montre tous les doutes de la réalisatrice en plein travail, la coopération des équipes japonaise et espagnole, ainsi qu’une certaine idée du cinéma, modeste face à sa propre histoire et ambitieux dans sa recherche de l’atmosphère parfaite.

« La Carte des sons de Tokyo« , d’Isabel Coixet, avec Rinko Kikuchi, Sergi López, Manabu Oshio, Eespagne 2010, 01h49, Dvd Bodega films, Sortie le 15 juin 2011.19.99 euros.

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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