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[Dinard 2015, compétition] Interview de Lauren McQueen et Brogan Ellis, actrices de « Violators »

[Dinard 2015, compétition] Interview de Lauren McQueen et Brogan Ellis, actrices de « Violators »

04 octobre 2015 | PAR Yaël Hirsch

L’une est brune l’autre blonde, l’une à l’accent irlandais, l’autre de Liverpool : Lauren McQueen et Brogan Ellis sont venues défendre Violators à Dinard. Et en l’absence de la réalisatrice, Helen Walsh, elles nous ont parfaitement parlé de la force des personnages de femmes qu’elles incarnent. Rencontre sur la terrasse du Grand Hôtel.

Questions à Lauren McQueen (la brune)  qui joue Shelly sur qui repose le film


Comment avez vous abordé votre personnage de femme fatale?

C’est une vraie personnalité qui n’hésite pas à avancer dans la vie. Elle est très forte. Elle es une mère pour son petit frère. ET quand elle décide qu’elle ne veut plus continuer à vivre ainsi, c’est vraiment elle qui bouge.

Comment la directrice vous a-t-elle accompagnée pour ce rôle?
Avant chaque scène on en parlait et elle m’expliquait ce qui s’était passé pour le personnage de Shelly. C’est un vrai voyage émotionnel qu’elle subit dans le film. Et Helen (Walsh ndlr) m’a aidée à la suivre dans ce voyage.

Votre personnage était très sexualisé. Avez-vous insisté sur cet aspect dans votre jeu ou cela vient-il surtout de la façon de filmer?
Non quand je marchais, j’ai eu la démarche qui me semblait correspondre au personnage, mais c’es vraiment l’œil de la caméra qui rend le personnage ainsi.

Vous avez déjà été à plusieurs festivals défendre Violators, notamment Edimbourg? Quel a été l’impact du film sur votre vie et votre carrière?
Ce film m’a beaucoup aidé à grandir, car c’était mon premier long-métrage.

Questions à Brogan Ellis (la blonde) qui joue Rachel, la pauvre petite fille riche du film
Votre personnage, Rachel est le plus complexe du film …
Oui elle est un peu excentrique; J’ai adoré la jouer parce qu’elle est mystérieuse, elle a l’air étrange et c’est plus drôle de jouer quelqu’un qui sort de l’ordinaire. Elle fait des choses que je n’aurais jamais faites comme appeler la femme de l’amant de sa mère…

Elle vient d’une famille huppée mais évolue dans un quartier déshérité…
Je n’ai pas voulu surjouer le côté posh, mais tourner dans sa belle maison et le contraste entre les lieux et les costumes a suffit à dessiner le personnage.

Comment avez-vous joué la tension sexuelle qui existe entre les deux filles?
Dans le scénario, la tension sexuelle était encore plus grande, ça s’est nuancé sur le tournage. J’ai aimé cette tension parce qu’on a du mal à suivre mon personnage. De qui est-elle amoureuse? Cela créé des rebondissements.

Qu’une femme mette en scène deux femmes abusées et dénonce une violence cela vous inspire quoi quand vous avez été son actrice?
D’habitude les films anglais mettent beaucoup en scène des hommes. Et là ça change. Helen (la réalisatrice) est vraiment une féministe et c’est génial. Elle a tout fait, écrit le script, tourné le film et elle était toujours là quand nous avions besoin d’elle. Les personnages féminins du film ne sont pas faibles. Et ça c’est grisant.

Photos : Sylvain Lefevre

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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