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Deauville, notre amour (jour 1 de la rédaction)

Deauville, notre amour (jour 1 de la rédaction)

06 septembre 2020 | PAR Loïs Rekiba

Depuis le 4 septembre et jusqu’au 13, se tient à Deauville le célèbre festival du film américain. La rédaction de Toute La Culture vous fait suivre la 46 ème édition du festival jusqu’à jeudi avec, à l’appui, des critiques des films présentés en sélection.

Cette année, la sélection s’annonce prometteuse, avec un jury placé sous l’égide de la chanteuse et actrice Vanessa Paradis.

Deauville, notre amour…

Ah, Deauville ! Ses planches, ses films, ses acteurs et, surtout, son public ! En cette année bien particulière, le public a quand même répondu présent, en nombre, à l’appel irrésistible du cinéma d’Outre-Atlantique. Avec entrain et bonne humeur, il prend plaisir à courir voir des films au Casino Barrière, au Palais des Congrès ou bien dans la pittoresque salle de cinéma Le Morny; points névralgiques de l’ambiance du festival.

Dans les cafés de la ville, à la pause déjeuner, il n’y a qu’à s’installer pour écouter les conversations enflammées des cinéphiles sortant d’une projection, débattant du film qui, à leurs yeux, serait le plus à même d’obtenir le prestigieux prix du Jury. On en profite aussi manifestement pour pérorer sur les tenues portées par les stars, sur leurs performances à l’écran, sur les attentes contentées ou même parfois déçues à l’égard des films.

Le charme du festival du film américain de Deauville c’est certainement, parmi tant d’autres, cet agréable mélange entre un public populaire et un public plus huppé, tous réunis par et pour l’occasion du cinéma dans toutes ses formes. Si tous les passants ne sont bien entendu pas là pour assister au festival, tous cohabitent cependant -le temps d’une journée, d’un soir ou tout le long du festival- dans une ville spécialement apprêtée pour accueillir l’événement en grande pompe (nombreuses rues piétonnes, restaurants bondés, et american flags fièrement hissés en haut des bâtiments officiels).

Une ambiance toute particulière

On rit parfois, intérieurement, de la flagrante disparité des conversations que l’on récolte comme ça, dans le vent, assis sur un banc, face à la mer, à griffonner sur un bout de papier l’agenda de notre marathon cinématographique des jours à venir. Certains et certaines parlent véritablement du fond des films, de l’espérance nourrie de choper un selfie avec sa célébrité préférée. D’autres poussent le curseur un peu plus loin, et vont jusqu’à glisser dans une conversation de file d’attente – de manière totalement impromptue! – une anecdote à propos de l’héritage familial à liquider dès la rentrée dans on ne sait quoi, de la soirée où ces drôles de messieurs-dames devront absolument se montrer durant le festival. On se laisse même aller parfois à des piques gratuites – drôles dans leur expression mais nullement justifiées- mettant en avant le caractère « has-been » d’une manifestation culturelle deauvilloise qui aurait perdu de son charme d’antan en s’ouvrant à un public chahuteur et malpoli (oui, oui!). Après tout, Paris n’est pas bien loin….

Après cette prise de température matinale de l’ambiance, on se dirige à notre tour vers le bâtiment de retrait des accréditations presse et on savoure, jusqu’à jeudi, la prometteuse sélection annuelle. 

 

#STAYTUNED

 

 

 

 

 

 

©BMéjé

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Loïs Rekiba

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