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[Critique] « Bob l’Eponge » : fou, malin et attachant

[Critique] « Bob l’Eponge » : fou, malin et attachant

17 février 2015 | PAR Geoffrey Nabavian

Bob l’Eponge, Un héros sort de l’eau, ou la deuxième aventure sur grand écran du personnage des studios Nickelodeon. Son humour mi-bon enfant, mi-adulte, sa petite vie d’américain moyen des profondeurs, et ses amis aux caractères bien trempés sont toujours là. Images 3D et scènes d’action s’invitent, et nous font passer un très bon moment.

[rating=4]

Bob l'eponge Un heros sort de l'eauPourquoi apprécie-t-on l’univers de Bob l’Eponge ? Parce qu’il n’est pas abêtissant. Parce qu’on voit ses personnages délirants vivre comme à la surface, à la façon d’américains normaux. Parce que les héros ont une épaisseur. L’argument de ce nouveau film ? A Bikini Bottom, ville en canettes au fond de l’eau, il n’y a plus de pâtés de crabe. L’ingrédient indispensable aux hamburgers que consomme en masse la population. L’antipathique Plankton semble être coupable. Mais pas aux yeux de Bob, qui va s’embarquer avec lui dans un scénario fou. Son point ultime : la sortie de l’océan, pour nos héros…

Dans ce film, on peut voir la charmante ville de Bikini Bottom être ravagée par une guerre civile. Sandy, la copine écureuil au scaphandre, prédire l’Apocalypse comme une prêcheuse hystérique. Bob et Patrick l’étoile de mer se changer en militaires pour défendre un fast-food. Patrick trahir Bob… L’humour bon enfant n’hésite pas à basculer dans la demi-méchanceté, et à produire des situations folles. On aime retrouver cet aspect de la série. Mais le film ne se limite pas aux profondeurs : un pirate charismatique, joué par un Antonio Banderas méconnaissable, est également de la partie. Et lorsque nos héros quittent l’eau pour le retrouver, ils se changent… en images de synthèse. Qui tiennent parfaitement la route, car les personnages conservent leur caractère sympathique.

Bob l'eponge Un heros sort de l'eau 2On rit ensuite de voir les figures imposées des grosses productions accommodées à la sauce Bob l’Eponge. Super-héros, scènes d’action et de poursuite… Tout fonctionne. Et le temps file même un peu trop vite. On sent qu’en certains points, la folie a été bridée. Ou raccourcie. Les aléas de la durée imposée… On passe donc quand même un bon moment, rythmé et pas bête. Sachez que tout le monde pourra y trouver son compte, que les doubleurs de la série répondent tous à l’appel (merci à Sébastien Desjours, excellent comédien par ailleurs), et que Gary l’escargot et un dauphin nommé Bubbles fournissent de très bons gags.

Bob l’Eponge, Un héros sort de l’eau, un film de Paul Tibbitt et Mike Mitchell. Avec les voix de Sébastien Desjours / Tom Kenny (Bob l’Eponge), Boris Rehlinger / Bill Fagerbakke (Patrick), Michel Mella / Roger Bumpass (Carlo Tentacule), Hélène Chanson / Carolyn Lawrence (Sandy), Michel Bedetti / Clancy Brown (M. Krabs), Cyprien, Squeezie et Natoo (les mouettes). Et avec Antonio Banderas. Film d’animation américain. Durée : 1h33.

Visuels : © Paramount Pictures France

Visuel Une : © 2015 Paramount Pictures and Viacom International Inc.

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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