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[Critique] « Alan Partridge, Alpha Papa » le génie comique de Steve Coogan brille dans une hilarante comédie britannique

[Critique] « Alan Partridge, Alpha Papa » le génie comique de Steve Coogan brille dans une hilarante comédie britannique

20 septembre 2013 | PAR Gilles Herail

[rating=5]

Steve Coogan reste relativement inconnu par chez nous et son personnage d’Alan Partridge n’évoquera pas grand chose au public français. Laissez vous pourtant tenter par cet univers mi réaliste mi loufoque où la verve de Steve Coogan, servie par d’excellents dialogues, fait des étincelles.

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Alan Partridge est donc cet animateur, ex-star d’une station de radio qui croit encore aux grands jours mais est à deux doigts d’être remplacé par plus jeune et plus dynamique. Un caractère flamboyant, charmeur, prétentieux mais aussi incroyablement lâche qui va préférer faire virer son collègue et ami pour sauver sa propre place. L’ami va alors prendre les armes (au sens propre) et lancer une prise d’otages pour dire au-revoir à sa façon à ses chers auditeurs. Alan Partridge est alors chargé d’assurer les négociations avec le forcené.

Plus qu’une classique parodie de film d’otages, Alpha Papa est un drôle d’objet. L’anti-héros loser pathétique parfaitement croqué par Coogan va trouver une seconde jeunesse dans cet incident où il a enfin un rôle important. Un poste de négociateur qu’il va prendre très au sérieux, s’imaginant dans des scènes rêvées en Bruce Willis dézinguant le preneur d’otages. Mais qui passe finalement son temps à papoter et à co-animer son émission de radio avec son ex-collègue et futur bourreau. Alpha Papa joue à fond sur cette opposition. Le suspense et « l’action » brutalement interrompus par des jeux de montages malins par une pause gaguesque et un mauvais jeu de mot. Comédie hilarante et formidablement dialoguée.

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Alpha Papa s’aventure aussi dans le quasi road-movie quand l’équipe quitte la station de radio en minibus pour continuer à émettre et à faire souffler un vent de fraîcheur. La femme d’Alan Patridge, toujours en arrière plan amène beaucoup d’humanité et une touche de sympathie à un personnage d’abord détestable. Alpha Papa n’évite pas la noirceur et va jusqu’au bout de son scénario. La nostalgie, l’humour noir et le burlesque s’allient parfaitement. Et nous donnent décidément envie de redécouvrir ce qu’est le cinéma britannique contemporain dont les quelques rescapés (Touristes, The World’s End, Wild Bill) valent toujours le détour.

Gilles

Alan Patridge Alpha Papa, une comédie britannique de Declan Lowney avec Steve Coogan, durée 1h30, sortie prochainement en France

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Gilles Herail

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