Cinema

Blindés : quand Jean Reno joue au méchant

13 janvier 2010 | PAR Geraldine Pioud

Des convoyeurs de fonds décident de faire croire à une attaque sur leurs camions. Le but? Récupérer la cargaison : 42 millions de dollars.

Au départ tout est bien orchestré, un plan parfait dans lequel il n’y a ni arme à feu, ni preuve, ni sang… Mais un élément perturbateur va réduire en miettes les espoirs de chacun. Ce qui ne devait être qu’une formalité va vite devenir une lutte interpersonnelle. Sans trop intellectualiser le propos (il s’agit avant tout d’un film d’action), plusieurs aspects judicieux sont à souligner.

Les rapports entre les convoyeurs sont abordés avec une certaine dynamique qui évolue tout au long du film, en même temps que la situation se complexifie. Les alliances se font et se défont, mettant en place une mécanique du suspens assez efficace sur la durée. Le choix du lieu de l’action, une usine désaffectée, apporte au huis-clos un tension dramatique qui ne fournit pas d’échappatoire… et le doute s’installe sur la légitimité des actes. Et puis il y a Jean Reno : parfait en méchant sans scrupule! Mais dans les films, ce sont plutôt les « gentils » qui s’en sortent non?

Blindés, de Nimrod Antal, avec Matt Dillon, Jean Reno, Laurence Fishburne, Sortie le 13 janvier 2010.

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Geraldine Pioud

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