Cinema

Andrzej Wajda

20 février 2010 | PAR Coline Crance

Andrzej Wajda est un réalisateur polonais né en 1926 d’une mère institutrice et d’un père officier, ce denier sera tué lors du massacre de Katyn orchestré par les soviétique et camouflé en crime de guerre nazi. A la fin de la  Seconde guerre mondiale, il commence des études de cinéma à l’Académie des Beaux Arts de Cracovie puis à Lodz ou il fréquente l’école de cinéma.

Son premier long métrage en 1955 Génération marque d’emblée sa ligne artistique et son engagement politique rompant avec le ton partisan des productions de l’époque. Il poursuit sa carrière sous le régime communiste de Pologne. En 1972, il est appelé à présider l’union des cinéastes polonais, puis proche des idées de Solidarnosc, il se lie d’amitié avec Lech Walesa et est nommé au comité du citoyen. Toute son oeuvre découle de ses engagements politiques en faveur de la démocratie, de la liberté d’expression et de la liberté. Cet engagement politique se reflète particulièrement dans son diptyque L’homme de marbre et l’homme de fer, pamphlet contre la dictature communiste et notamment celle de Jaruzelski. Il connaît aussi une carrière internationale en tournant Les possédés adaptation d’un roman de Fédor Dostoïevski avec Lambert Wilson et Isabelle Huppert, Gérard Depardieu en 1983 sera son Danton, Un amour en Allemagne avec Hanna Schygulla et dernièrement Katyn en 2007. Passionné par l’histoire, il livre une oeuvre fièvreuse, baroque qui n’a pas peur de filmer la violence, posant un regard incisif et lucide sur la société qui l’entoure. Loin du réalisme socialisme qui prédominait lors de ses débuts comme cinéaste, il a toujours tourné des films passionnés, animés par un souffle épique, où l’homme est toujours amené à se questionner sur ses aspirations individuelles et sur son engagement politique. L’abnégation et le don de soi sont portés à leur plus haut niveau dans les films d’Andrzej Wajda (Danton),apportant à son oeuvre ce caractère exalté et fasciné.

 

 

 À 83 ans , Andrzej Wajda reste un cinéaste qui compte , il sort, en ce mois de février, son dernier film Tatarak œuvre sensible inspiré de la nouvelle bucolique de Iwaskiewicz et enrichi du récit de son actrice principale Krystyna Janda sur les derniers jours de son propre mari. La cinémathèque lui consacre également une rétrospective intégrale qui le consacre bien comme « le plus grand cinéaste polonais vivant ».

La Fourmi ailée, salon de thé littéraire à deux pas de Notre-Dame
14ème édition du Festival de l’Imaginaire à la Maison des Cultures du Monde
Coline Crance

2 thoughts on “Andrzej Wajda”

Commentaire(s)

  • ANNE SAFRAN

    pour tester les envois video.

    ANNE

    février 20, 2010 at 21 h 35 min

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