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[Critique] Very Bad Trip 3, Nous nous sommes tant aimés

[Critique] Very Bad Trip 3, Nous nous sommes tant aimés

03 juin 2013 | PAR Gilles Herail

[rating=2]

En regardant ce Very Bad Trip 3, on se retrouve dans une situation embarrassante, comme pour le récent Men In Black, lui aussi 3. Un dernier acte extrêmement paresseux mais qui sait jouer sur une complicité intacte avec le public. Et qu’on se surprend alors à aimer, un peu malgré soi. Une conclusion honorable qui mettra on l’espère un terme à une série qui aura marqué l’histoire de la comédie américaine.

afficheVery Bad Trip est à part. Par sa popularité auprès des spectateurs du monde entier (la série comique la plus lucrative de tous les temps). Son casting d’inconnus devenus stars voire acteurs reconnus (Bradley Cooper). Et un lien affectif très fort avec le public. On l’oublie un peu trop souvent mais le premier Very Bad Trip avait été une claque. Un fou rire de 1H50 qui culminait une fois n’est pas coutume dans le générique le plus brillant de ces dernières années. La mécanique était nouvelle, et tellement efficace. Un comique fondé sur l’oubli, le doute, la distribution progressive d’indices et la révélation finale de toutes les horreurs de cette soirée trop arrosée.

Pourquoi Very Bad Trip avait-il si bien marché? Car les spectateurs et les héros sont sur un pied d’égalité. Découvrent en même temps les désastres de la gueule de bois et du trou noir. Le 2 avait copié à la lettre près le même principe, tentant de rendre les gags plus énormes, mais sans fraicheur, l’effet de surprise étant passé. Le 3 veut retrouver cette connivence avec le public. Et lui propose donc un best of, des clins d’oeil aux épisodes passés, aux histoires que le spectateur et les héros connaissent, mais pas les autres personnages. Une réunion d’anciens combattants à laquelle le public vient participer.

Very Bad Trip 3 a quelques bonnes idées. Rendre central le personnage taré de Mr Chow, acteur cartoonesque sous coke, ultra sexué et à la psychologie compliquée que l’on avait déjà adoré dans les précédents épisodes. On va ici encore plus loin laissant exploser la folie de son personnage. Le vrai héro de ce film est surtout Alan, et donc Zach Galifianakis. Il est l’âme du film avec ce personnage indescriptible, enfant gâté immature, associal, anormé, inadapté, prétentieux, maladroit, pathétique et follement drôle. Very Bad Trip 3 est un terrain de jeu parfait pour l’acteur qui s’en donne à coeur joie. Découvre même l’amour avec l’incroyable Melicca Mc Carthy.

Very Bad Trip 3 est loin d’être hilarant. On y sourit souvent en repensant à cette poilade inattendue, il y a quelques années, quand on découvrait les photos de trois compères s’arrachant des dents à mains nues et cambriolant Mike Tyson. Pas désagréable si le numéro 3 est réellement le denier épisode et non un prétexte pour relancer indéfiniment une série qui ne peut plus se renouveler.

Visuel (c) : affiche du film

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Gilles Herail

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