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[Critique] « Belle et Sébastien » de Nicolas Vanier, en avant-première à Autrans

[Critique] « Belle et Sébastien » de Nicolas Vanier, en avant-première à Autrans

09 décembre 2013 | PAR Olivia Leboyer

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L’idée d’un remake du mythique feuilleton Belle et Sébastien peut surprendre : mais c’est Nicolas Vanier, grand amoureux des montagnes, qui signe ici l’adaptation. Alors, oui, le charme opère. Sortie pour les fêtes, le 18 décembre 2013.

[rating=4]

Refaire Belle et Sébastien, le pari était risqué. Le feuilleton en noir et blanc, avec le beau Mehdi, éveille encore la nostalgie chez toute une génération (Mehdi joue ici un petit rôle : ironiquement, c’est lui qui se fait mordre par Belle !). Mais, pour les plus jeunes, justement, ce Belle et Sébastien possède un vrai pouvoir de séduction : car, ici, avec Nicolas Vanier à la réalisation, la star, c’est la montagne.

Les images sont époustouflantes, les cascades ont été effectuées sans trucages, et les Alpes riantes et escarpées nous happent dès la belle scène d’ouverture. Le petit Félix Bossuet, le nouveau Sébastien, est parfait de naturel, petit sauvageon frondeur aux beaux yeux noirs. Quant à Belle, évidemment, on ne peut que craquer… Présent lors de l’avant-première, à Autrans, le machiniste Sylvain Bardoux, spécialisé dans les scènes de montagne (et qui faisait également partie du jury du Festival), nous a révélé quelques secrets de tournage : ce chien, le Patou, est extrêmement imprévisible et peut se montrer dangereux. Aussi, sur le plateau, y avait-il 5 chiens : l’un, plus doux, pour les séquences tendres avec l’enfant, un autre pour les scènes de course dans les montagnes, etc.

Nous avions mérité cette avant-première, qui a commencé avec un certain retard : mais, après une généreuse distribution de Chartreuse dans la file d’attente, nous étions dans les meilleures conditions pour apprécier ce film des plus attendrissants ! L’histoire est simple et touchante : un lien indéfectible entre un petit orphelin et un grand chien autrefois maltraité par l’homme. L’intrigue se déroule en pleine Seconde Guerre Mondiale, le chien jouant un rôle non négligeable dans la Résistance ! En grand-père adoptif de Sébastien, plein d’amour et de maladresse, Tchéky Karyo est excellent. Ajoutez à ce cocktail une belle jeune femme héroïque (Margaux Chatelier), un médecin doux et patient (Dimitri Storoge) et un officier allemand romantique en diable (Andreas Pietschmann), et vous obtenez un film idéal pour les fêtes, un beau conte de Noël.

Belle et Sébastien, de Nicolas Vanier, France, 2013, 1h44, avec Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Margaux Chatelier, Dimitri Storoge, Andreas Pietschmann, et la participation naturelle de Mehdi. Sortie le 18 décembre 2013.

Visuels : © photo et bande annonce officielles du film

image à la une: photo Olivia Leboyer (cinéma Le Clos à Autrans)

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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