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« Anima Bella », un film à mi-chemin entre le film social et le merveilleux

« Anima Bella », un film à mi-chemin entre le film social et le merveilleux

04 octobre 2022 | PAR Julia Wahl

Le film Anima Bella, dirigé par Dario Albertini, sort demain au cinéma. Un très bel hymne à la vie.

La fille de Bruno a un joli prénom : Gioia, la joie. Un qualité que l’on ne peut pas cacher, au contraire du bonheur et de la sérénité. Il s’agit pourtant ici d’une joie difficile à entretenir : l’argent se fait rare et Bruno un peu trop joueur. De fait, les quelques pièces qui leur restent disparaissent au tripot. Quand son père en vient à vendre les moutons qui les font vivre, Gioia décide de confier son père à une institution spécialisée dans la lutte contre l’addiction au jeu. D’abord réticent, Bruno se laisse séduire par la bienveillance des psychologues et la camaraderie des autres patients. 

Anima Bella vaut avant tout par son très beau personnage d’adolescente : mère Courage avant l’heure, Gioia sait s’occuper de son père sans s’en laisser compter, et l’adversité à laquelle elle doit faire face ne l’empêche pas de profiter de sa jeunesse. Elle promène ainsi son magnifique sourire tout au long du film, dansant avec ses amies autant qu’elle rend visite à Bruno. Le jeu de Madalina Maria Jekal, tout en douceur, y est pour beaucoup dans la séduction qu’opère le personnage sur le spectateur. Cette aptitude à unir gravité et légèreté séduit également les autres personnages, tous sous le charme de Gioia.

Dario Albertini s’était déjà intéressé aux adolescences singulières avec Manuel. Il y revient avec ce très beau portrait, qui propose également aux spectateurs une escapade dans la campagne du Latium, un espace hors du temps où les habitants continuent à prier une « source miraculeuse ». Cette incursion dans une campagne à la foi simple et teintée de paganisme tire le film dans un bel entre-deux, à mi-chemin entre le film social et le merveilleux.

 

Avec Madalina Maria Jekal, Luciano Miele, Enzo Casertano, Paola Lavini, Elisabetta Rocchetti, Piera Degli Esposti et Pietro Turano. Durée : 1h35.

Sortie le 5 octobre.

Visuel : affiche du film

 

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Julia Wahl
Professeure de lettres durant dix ans, chargée de production de diverses compagnies de danse ou de théâtre, chargée d'action culturelle et des relations publiques... Tout ce qui a trait à la promotion de la culture et au développement de ses publics me passionne. Parce que l'on ne peut voir un spectacle sans vouloir transmettre ses émotions, je chronique régulièrement le cinéma, le théâtre et la politique culturelle pour Toute la Culture.

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