Cinema

62ème Berlinale, jour 4 : Isabelle Huppert et Charlotte Rampling éternelles

62ème Berlinale, jour 4 : Isabelle Huppert et Charlotte Rampling éternelles

13 février 2012 | PAR Yaël Hirsch

A l’ordre du jour de ce dimanche berlinois, deux monstres sacrés du 7 art : Isabelle Huppert, venue présenter « Captive » du Philippin Brillante Mendoza et Charlotte Rampling, à qui son fils, Barnaby Southcombe fait vivre une histoire d’amour sinueuse avec Gabriel Byrne dans son premier long-métrage « I, Anna ».

La journée a donc commencé dans la violence, avec « Captive » de brillante Mendoza (Lola, 2009, Kinatay, 2009, Serbis, 2008) qui revient sur une prise d’otage qui a eu lieu en 2001 au Palawan et où des islamistes du groupe Abu Sayyaf ont forcé les individus enlevés à les suivre pendant plus d’un an et ont tenté de demander une rançon pour les libérer. Dans le premier rôle de la travailleuse sociale en ONG catholique, l’on trouve Isabelle Huppert, toujours impeccablement brushée et habillée, même dans la jungle et dans des conditions extrêmes. Juste après la projection de deux heures – assez éprouvante au vu des évènements relatés et des échanges de balles ravivés- l’éternelle beauté est arrivée au bras de son réalisateur et d’une autre comédienne du film, Kathy Mulville. Toute en élégance et décontraction pour cette 62ème Berlinale, Isabelle Huppert a dit avoir adoré la liberté des films de Brillante Mendoza et avoir accepté le rôle de « Captive » lorsqu’ils se sont croisés à Sao Polo en 2009. Jouer à la limite du documentaire lui a plu, et la rencontre avec les autres comédiens, qu’elle ne connaissait pas avant ce tournage fort, a été un grand moment humain. Surtout dans les conditions difficiles qui ont été celles des prises de vue. Dans la liste des films en compétition, « Captive » a vraiment toutes ses chances de remporter l’ours d’or.
Pour lire notre critique de Captive, c’est ici.

Après une ballade sous un rayon de soleil sur la Potsdamer Place, nouvelle expérience : entrer dans l’immense multiplex qu’est le cinemaxx. La salle 7 offrait l’avant-première d’un thriller porté par Clive Owen. Revenant sur les dernières heures de la violence irlando-britannique, au début des années 1990, « Shadow dancer » de James Marsh est extrêmement bien structuré et révèle une comédienne au visage fascinant et au jeu terriblement touchant : Andrea Riseborough. La critique du film est ici.

La nuit était déjà bien avancée du côté est de la ville pour l’avant-première attendue de « I, Anna » d’après le roman Elsa Lewin. Dans l’écrin bleu et derrière le rideau or pailletté du grand cinéma « International », le premier-long métrage de Barnaby Southcombe était très attendu. Thriller british, il offre un face à face amoureux aux irrésistibles Gabriel Byrne et Charlotte Rampling. La foule était élégante et pressée d’entrer, le réalisateur est venu avec un chapeau dire un mot avant le film. Et, plus belle que jamais, Charlotte Rampling irradiait à la fin de la projection, et déclarait à quel point ce rôle ultra-féminin offert par son fils l’avait touchée. Grands applaudissement pour cette immense lady du cinéma. Pour voir notre critique du film, c’est ici.

A minuit, la neige tombait sur la Karl-Marx Allee où les dernières lumières de la projection glamour brillaient encore. Demain, le programme sera aussi rêveur que ces flocons, avec le film « L’enfant d’en haut » de la suissesse Ursula Meier et Léa Seydoux dans le rôle titre ; puis, le très attendu film de Billy Bob Thornton, « Jane Mansfield’s car ».

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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