Arts
Week-end 100 % « performance » à la Biennale de Lyon, les 18,19 et 20 octobre

Week-end 100 % « performance » à la Biennale de Lyon, les 18,19 et 20 octobre

15 octobre 2013 | PAR Sabina Rotbart

La performance est une œuvre en soi, petite forme certes mais pas secondaire pour autant. Aussi le commissaire de la Biennale de Lyon, Gunnar B. Kvaran, a-t-il décidé de lui consacrer un week-end entier, refusant qu’elle soit réservée à une poignée de happy few, d’habitués des vernissages ou au public dit éclairé … Filons donc à Lyon, pour cette fin de semaine aimablement coordonnée par Jean-Max Colard.

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Notre chronique de la Biennale.

Huit artistes ou collectifs sont invités, certains heureusement loufoques. Très prometteur, le duo Louise Hervé et Chloé Maillet qui va monter en chaire au Musée de la fac de médecine, pour donner une conférence pseudo-savante, entre réel et imaginaire. C’est sur le campus, dans un haut-lieu de la culture lyonnaise, foyer du saint-simonisme.
Certains performes sont plus conceptuels comme la new-yorkaise Georgia Sagri, qui met en acte une grève de l’art ou Alice Lescanne et Sonia Derzypolsky (vues aussi au 104), qui, à peine sorties des Beaux-arts exposent dans la Biennale. Elles iront désorganiser leur espace d’exposition jusque-là très correctement rangé. Des artistes viennent de Berlin comme Helga Wretman, qui interroge le narcisse contemporain, entre fitness, coaching et diktats du net, d’autres de Johannesburg, comme Donna Kukama qui promet une visite guidée un peu particulière de la Biennale (entre les deux sites de la Sucrière et du musée d’art contemporain, le MAC). La plupart restent très peu connus en France, donc cela promet de la découverte !
Samedi et dimanche, Gunnar B. Kvaran dialoguera avec les artistes, notamment Paulo Nazareth, un brésilien parti tout naturellement à pied du Brésil pour rejoindre Lyon, sa marche se faisant création. Quant à lui, le critique d’art Jean-Max Colard animera plusieurs rencontres autour des questions que posent le contemporain et la performance. Un menu réjouissant, où il sera question, avec Pierre Bayard notamment, de rapport au temps bousculé. Un jeu aussi jouissif que perturbant qui consiste à s’imaginer placé devant des choix que nous aurions pu faire si nous avions vécu en d’autres temps. Le choc du conditionnel et du futur antérieur en somme, intéressant en soi, parce que tout sauf évident. Aurions-nous été résistants en 1940 par exemple. Là, vous l’avez compris, il s’agit de performance strictement mentale ! Marie de Brugerolles, elle, s’intéressera à ce qui reste après l’acte, après le geste performatif, des objets ou des images. Qu’est-ce qui fait œuvre après finalement?
(Accès avec le billet de la Biennale, lequel permet de visiter les 5 lieux où elle s’expose, la Sucrière, 400 artistes sur 7000 m2, le MAC, la Fondation Bullukian, l’église Saint Just et la chaufferie de l’antiquaille, mais aussi d’assister aux deux week-ends, celui du 18-20 octobre sur la performance et celui du 30 novembre-1er décembre sur la vidéo, qui se déroulera au MAC et au cinéma d’art et essai Comoedia).

Attention, réservation obligatoire pour certaines performances ! Tel : 04.27.46.65.65
Pass jeune, moins de 26 ans : 13 euros

Sabina Rotbart

Infos pratiques

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Sabina Rotbart
journaliste en tourisme culturel, gastronomie et oenotourisme. [email protected]

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