Arts
Sarah Bernhardt exposée chez Maxim’s

Sarah Bernhardt exposée chez Maxim’s

17 novembre 2011 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

 

 

Contrairement à ce que pourrait croire certains touristes, Maxim’s n’est pas seulement un des restaurants les plus illustres de Paris, c’est aussi un musée qui se trouve au troisième et quatrième étage du bâtiment. Il est spécialisé dans l’art nouveau et contient la remarquable collection 1900 de Pierre Cardin, un splendide assortiment de meubles, lampes, tableaux et bibelots de toute sorte qui nous transportent en un tour de main un siècle en arrière. Tout ce qui a trait à l’exposition temporaire, autrement dit, pour cette fois, à Sarah Bernhardt vient se mêler à la collection Pierre Cardin.


C’est donc un jeu d’observation qu’entame le spectateur pour différencier ce qui est de Pierre Cardin de ce qui est à Sarah Bernardt. Pour vous aider, nous vous dirons qu’il y a essentiellement des portraits de cette immense actrice, la plus grande de tous les temps pour certains, la gloire du théâtre français immortalisée à tout jamais dans le firmament des stars. Etoile éblouissante, son visage radieux nous poursuit dans toutes les salles en photographies noir et blanc, en portraits, tableaux et même sur une palette et dans les couvertures de magazine, elle a su être partout, comprenant avant l’heure que le succès dépend en partie de la publicité : il faut être vue pour être aimée du public. Les photographies de scène sont les illustrations les plus flagrantes de son immense talent mais nous nous délectons également à contempler ses incroyables bijoux de scène pour Cléopâtre et Théodora, son nécessaire de coiffure, son miroir et son argenterie à ses initiales. Déplacez-vous avec délicatesse, nous sommes ici dans un espace très occupé et aux meubles et objets aussi fragiles que si nous étions dans un magasin de porcelaine.

Sarah Bernardt(1844 – 1923)  est un nom souvent entendu, dire au théâtre d’une actrice « Elle se prend pour Sarah Bernardt ! » est même une expression couramment utilisée pour désigner une actrice qui fait tout pour occuper le devant de la scène mais, de nos jours, on ne se représente plus aussi bien qu’il a cinquante ans l’étendue du talent et de la carrière de ce monstre sacré qui pouvait jouer apparemment n’importe quel rôle avec la même aisance, homme ou femme. Une passionnée au grand cœur, courtisane certes mais qui a su apporter un soutien sensationnel durant les deux guerres qu’elle a vécu aux soldats. Une icône inoubliable que tous les amoureux de la scène redécouvriront ici avec le plus grand bonheur d’autant que la présentation qu’en fait Pierre-André Hélène est captivante, il nous suspend à ses lèvres avec talent.

 

 

Le Monstre des toilettes écrit et illustré par Saralisa Pegorier
Je disparais , la Colline a fait mieux
Sandrine et Igor Weislinger

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *