Arts

Retour sur l’exposition Pickpocket à la mairie du 4e

12 mai 2011 | PAR Marie-Salome Peyronnel

Du 5 au 8 mai la mairie du 4e accueillait l’exposition Pickpocket. Pick pour pixel et Pocket en référence au livre de poche, petit et pas cher. Derrière cette exposition passée quasi inaperçue se cache un projet audacieux mêlant littérature, photographie et nouvelles technologies.

Au départ : deux filles et une bonne idée. L’auteur Aude Walker et la comédienne et photographe Marisa Commandeur avaient comme projet d’exposer des photos prises avec des iPhones et de les mettre en parallèle avec des textes de jeunes auteurs, écrits pour l’occasion. Elles ont mis l’éditeur numérique StoryLab dans le coup et ont lancé un concours d’iPhonographie (si, si, ça existe !) qui a autant enthousiasmé des photographes amateurs que professionnels. Le photographe Peter Knapp et l’artiste numérique Djeff Regottaza qui parrainaient l’expo ont sélectionné les 21 meilleures séries. Une fois le support visuel choisi, les organisateurs ont fait appel à 21 auteurs. Parmi eux, Philippe Jaenada, Christophe Paviot, Max Monnehay et plusieurs collaborateurs de la revue Décapage, comme, entre autres, JB Gendarme et Emmanuel Adely. Les styles varient et leur liberté enchante. De très bonnes surprises émergent. Il en est ainsi de Clio, le texte aérien d’Ariel Kenig qui accompagne les photos d’Elsa Guillet.
Devant chaque photo les heureux propriétaires d’un iPhone ou d’un téléphone Android, pouvaient télécharger la nouvelle correspondante grâce à un système de flashcode. Outre l’aspect ludique, cela représente l’intérêt de plonger chaque visiteur dans l’univers des artistes.
Bien que l’expo soit finie, l’aventure continue en ligne et bientôt en application iPhone. En effet, le but à terme c’est d’en faire une application payante permettant aux utilisateurs d’iPhone et iPad de télécharger une fois par semaine, ou plus, un contenu culturel littéraire et visuel de qualité, en dehors des sentiers battus. Pourvu que ça marche !

Pour accéder aux nouvelles c’est ici.

Sziget, focus #1 : La Roux, Deftones, Kasabian, White Lies
Les opacités et les transparences de Marc Desgrandchamps au Musée d’Art moderne de Paris
Marie-Salome Peyronnel

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *