Arts

Mondrian De Stijl, la découverte entre les lignes de l’architecture en peinture

30 novembre 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le centre Pompidou présente à partir de demain une exposition magistrale sur le mouvement d’avant-garde De Stijl, fécond de 1900 à 1920. Piet Mondrian est l’une des figures centrale de cette démarche.

La force de l’exposition et d’en comporter deux qui auraient pu se voir séparément Ici, l’une éclaire l’autre. Le parcours commence par un focus sur le mouvement De Stijl où des vitraux aux lignes géométrique permettent de cacher et de faire entrer la lumière. Le travail de Théo van Doesburg fait de cet art l’essence même du mouvement. (Danse, II)

Le parcours nous invite ensuite à une vision chronologique de l’œuvre de Mondrian où l’on découvre son gout pour le fauvisme et le cubisme avant de glisser totalement dans le néoplasticisme et l’abstraction géométrique. Si très vite, les tableaux sont des suites mathématiques numérotés, il arrive que la figuration refasse surface par le titre, comme avec le très beau « New-York, 1942 », qui par le jeu des lignes nous entraine dans les rues de la ville.

La seconde partie de l’exposition se concentre sur le mouvement de Stijl en apportant un regard social sur le genre. Les lignes et les couleurs des œuvres de Mondrian et Théo Van Doesburg sont traduites par les architectes du mouvement. La magie opère lorsqu’on pénètre à petits pas dans l’atelier de Mondrian reconstitué à merveille. Plus loin, ce sont des croquis d’appartements, des réalisations de mobiliers. Dans l’esprit du Bahaus, les lignes tracées sur le papier prennent forme, le tout dans une dimension sociale car les immeubles pensés par le mouvement ont notamment été construits sur les Polders asséchés aux Pays-Bas à l’attention des habitations à faible loyer.

1er décembre 2010 – 21 mars 2011 -Centre Georges Pompidou – Beaubourg Musée National d’Art Moderne ,Galerie 1, Niveau 6,tarif plein 12 €, fermé le mardi, ouvert de 11h à 21h.

Visuel: Gerrit Rietveld, chaise rouge-bleu, 1918, hêtre et contreplaqué, 86,6×65,9×82 cm, Utrecht , collection Centraal Museum, Donation 1959, (c) Agagp, Paris 2010

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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