Arts
Les couleurs de l’Espagne au musée de l’Orangerie

Les couleurs de l’Espagne au musée de l’Orangerie

07 octobre 2011 | PAR Elodie Rustant

Le musée de l’Orangerie possède cette qualité de proposer des expositions loin des facilités et de s’atteler à des thèmes moins courus que ceux proposés dans les musées phare parisiens. A côté des mastodontes de la rentrée (Edward Munch au Centre Pompidou, les Stein au Grand Palais ou encore Fra Angelico chez Jacquemart-André), l’exposition « L’Espagne entre deux siècles » prend des risques.

On peut y contempler une soixantaine d’œuvres offrant un panoramique de l’art espagnol de 1890 à 1920, période assez méconnue du grand public. En découle une belle sélection de peintures d’Ignacio Zuloaga y Zabaleta, Dario de Regoyos, Ramón Casas, Santiago Rusiñol, ou encore Joaquim Sunyer.

On regrette toutefois un parcours scénographique bien sage, sans surprises ainsi qu’une légère carence en textes. Certaines œuvres mériteraient à être davantage mises en valeur et commentées.

Quelques magnifiques toiles dont la Granadina d’Hermen Anglada Camarasa, emblème de l’exposition ou encore l’insolente Comtesse de Noailles peinte par Ignacio Zuloaga rappelant la Maja vestida de Goya.

Loin des lieux communs, on a également le plaisir d’admirer un magnifique Dalí figuratif ainsi que plusieurs toiles de la fameuse « période bleue » de Picasso.
Une exposition colorée qui, à défaut d’être spectaculaire, nous plonge dans une douce rêverie ibérique.

 

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Elodie Rustant

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