Arts

Le grand marché d’art contemporain: un moyen de percer ?

06 mai 2009 | PAR Vanessa

Je me suis rendue au grand marché de l’art contemporain de Bastille. Je n’ai pas  seulement admiré les œuvres exposées pour l’occasion.  Curieuse,  je n’ai pas pu m’empêcher d’ aller à la rencontre d’artistes et d’exposants. Je leur ai demandé ce que leur apporte concrètement ce type d’évènement.

sophie bonnetThérésa qui représente l’artiste Paul Raynal,  me dit : « C’est toujours positif pour les artistes. Au niveau des galeries c’est toujours un peu serré.  C’est de plus en plus difficile d’y rentrer pour quelqu’un qui débute. »

Je poursuis mes périples, je tombe sur Else qui  me raconte que le grand marché d’art contemporain : « c’est la liberté pour les artistes. C’est parfait pour ceux qui appréhendent de démarcher les galeries et montrer leurs books.  Ici on expose ce que l’on veut. On ne demande pas d’avis à qui que ce soit » Je la remercie comme il se doit pour  son témoignage. Je continu à flâner de stands en stands.

Je m’arrête au près de Michelle Pannier.  C’est la quatrième fois qu’elle se rend au grand marché d’art contemporain en tant que visiteur. Mais cette année, c’est différent, elle passe de l’autre côté en tant qu’ artiste exposante. Elle m’avoue que  « cet évènement génère  un flux de visiteurs très différents. »

Sylviane Pelletier : « je suis là depuis le début, il y a 15 ans. Ça rapporte des clients. C’est très important ce genre de manifestation. A Bastille on voit de beaucoup de clients qui achètent vraiment. C’est un rendez-vous incontournableG. Ortega. »

Sophie Bonnet qui expose en galerie depuis 10 ans, connait bien les problèmes que rencontrent les artistes.  « Les foires rendent pas mal accessible l’achat des œuvres d’art. Le but du grand marché est de vendre.  Pour les bados, c’est l’occasion d’obtenir des œuvres au prix atelier. Il n’ y a pas d’intermédiaires.  Ça permet de démocratiser l’art. »

Stéphanie Haguenauer représente la société Revel’Art, mais à cette occasion, le stand de l’artiste Emmanuelle Lemetais dit que « les visiteurs viennent pour avoir de la diversité, avoir un coup de cœur. Les gens apprécient de voir les artistes en direct. Il y a les habitués qui viennent sur les deux grands marchés. C’est important donner l’occasion aux artistes de se faire découvrir, ça leurs fait un CV.  Il ne faut pas oublier le côté financier car il faut pouvoir couvrir les frais du stand qui est loué pendant toute la durée du festival.  C’est une épreuve de devoir rentrer en contact avec la foule : ça leurs permet de prendre confiance en eux. Mais le succès n’est pas toujours au rendez vous. « 

Discuter avec ces acteurs du monde artistique contemporain permet de prendre conscience des difficultés que ces gens rencontrent, que ce soit chez les artistes débutants que confirmés.

Vanessa Prudent

Le Grand Marché de l’Art Contemporain avait lieu du 28 avril au 3 mai sur la place de la Bastille

Ballets roses de Benoît Duteurtre : critiques croisées
L’Europe s’invite à Paris, fêtons là
Vanessa

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *