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Se souvenir des nébuleuses, des fils d’histoires en dessin et photographie, par Iris Gallarotti et Mélody Seiwert

Se souvenir des nébuleuses, des fils d’histoires en dessin et photographie, par Iris Gallarotti et Mélody Seiwert

08 juin 2019 | PAR Pauline Lisowski

L’une dessine, l’autre photographie. Iris Gallarotti et Mélody Seiwert composent chacune des œuvres délicates avec le temps, où se révèle un monde entre le corps humain et le monde naturel à la Galerie Hors-Champs.

« Se souvenir des nébuleuses », ce titre convoque l’incertain, l’impalpable, ce qui est mystérieux. Cette exposition réunit deux artistes qui dévoilent un univers de l’intérieur jusqu’aux méandres d’une croissance.
Le dessin Purple Vein d’Iris Gallarotti nous amène à reprendre conscience de notre lien du corps avec les autres éléments de la nature. Pour l’artiste, corps, végétaux et animaux font partie d’un tout. Ses couleurs sont similaires à celles de la peau et renvoient au vivant. Des structures filaires se concentrent et se déploient telle une chimère.
Mélody Seiwert capte l’invisible, des phénomènes qui surgissent et attirent par leur caractère éphémère. Sa série de photographies « De l’infime à l’infini » dévoile des traces que libèrent la production de micro-organismes. Le blanc fait apparaître des éléments intangibles, quasi insaisissables. « Dans un grain de sable, voir un monde
et dans chaque fleur des champs le paradis, faire tenir l’infini dans la paume de la main et l’éternité dans une heure. », cette phrase de William Blake inspire justement l’artiste dans sa démarche artistique.
Corps et végétal s’entremêlent dans les œuvres de ces deux artistes. Les formes apparaissent au fur et à mesure du temps passé à contempler leurs travaux. Avec Les Surpiques, Iris Gallarotti dessine sur l’image pour faire surgir de nouveaux êtres. Photographie et dessin, deux médiums en tension l’amènent à faire naître des rencontres, une vie, un mouvement à l’image.

Se souvenir, retrouver les fils de la mémoire, telle est cette quête qui constitue le sujet de l’exposition. Empreintes lumineuses, autoportraits de Mélody Seiwert fait écho à une gravure d’Iris Gallarotti. Pour Mélody, le visage est ce qui échappe. Elle capte ainsi l’empreinte du temps et la peau se révèle telle une surface lunaire. Pour Iris, dessins et gravures tendent à faire apparaître « une mémoire de la cohésion, l’harmonie du vivant ».

Chez elles, le rapport d’échelle est troublé. Du microcosme au cosmos, du fragment à la planète, ces artistes nous incitent à décaler notre regard pour percevoir autrement le monde. L’image et le dessin ouvrent vers de nouveaux horizons, où des éléments se tissent et se dissout.

 

visuels : Surpique et Diptyque (c) Iris Gallarotti 

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