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Fiac : une 38e édition verte et zen au Grand Palais et hors les murs

Fiac : une 38e édition verte et zen au Grand Palais et hors les murs

19 octobre 2011 | PAR Yaël Hirsch

La 38 édition de la FIAC ouvre ses portes demain et jusqu’à dimanche. Cette année, pour cause de travaux, la cour carrée du Louvre ne reçoit plus les galeries d’art très contemporain. Il faudra donc cavaler aux divers off de la FIAC (Slick,Chic, Cutlog, Show Off et Art Elysées) et aux nombreux hors les murs organisé par la Foire d’Art Contemporain de paris pour se nourrir de nouveaux talents. Pour l’heure, sous la nef du grand palais, dans un espace agrandi par rapport à l’an dernier, l’ambiance est au musée et au Zen. Toutelaculture a visité la foire en preview pour vous et vous en rapporte, comme chaque année, impression, photos et coups de cœurs.

Le Président du grand Palais ayant ouvert 3 nouvelles galeries pour la FIAC cette année, les 168  galeries présentes sous la nef (dont seulement 32 % de françaises) étalent  leur pièces de musées avec calme et élégance sur les murs immaculés montés dans ce lieu prestigieux pour l’occasion. Comme chaque année, chacun étale ses fers de lance. Wim Delvoye crève le plafond chez Emmanuel Perrotin (voir photo). Clin d’oeil et redite, 6 mois après, la Galerie Lisson expose deux belles ouvres d’albâtres de Anish Kapoor en plein centre de la nef. Kewenig expose ses Boltanski et ses Lavier, ainsi qu’un superbe Koubellis coquillages et crustacés. Allant de Picasso à Hirst sans même se préoccuper de mettre les sous-titres, Gagosian trône, sous la nef.  la galerie Zlotowski propose un solo show Simon Hantai, Templon montre ses Tunga et Jim Dine, Henze & Kletterer des maîtres de l’expressionnisme allemand (Kirchner, Heckel) et du Odilon Redon. Enfin, la galerie « Le minotaure » a donné carte blanche à Bernard Marcadé pour un véritable bal de chefs d’œuvres, photos de Thomas Ruff, oeuvres de Eduardo Chillida, et dessins imposants de Kupka. Marian Goodman dévoile et explique un immense dessin de William Kentridge,

Notre coup de cœur parmi ces œuvres monumentales : la sublime installation de Mircea Cantor (d’ailleurs nominé pour le Prix Marcel Duchamp cette année) , « Monument to the end of the world » qui récite calmement une prière de vent sur manège de bois, chez Yvon lambert (voir photo).

L’impression de sérénité après ou avec la catastrophe qui se dégage de l’installation de Cantor est assez représentative de l’ambiance de la FIAC au Grand Palais cette année. Malgré la crise, luxe, calme, et volupté. Et surtout, espace verts et zens. A l’image des grands arbres qui habitent la galerie Massimo Minini, du Bouddha qui trône au centre de la Nef (voir photo) ou du Chalet apaisant rempli de trésors de famille qui emplit la galerie In situ.

Parmi les artistes un peu moins connus que nous avons pu remarquer dans les toutes grandes galeries présentes au Grand Palais, voici nos trois coups de cœur :

 

– Joueuse, une installation bibliophile de Pilar Albarracin à la galerie Georges Philippe.

– Choc, les trois photos d’artistes arlequin de Olaf Breuning chez Metro.

– Et les installations dérangeantes comme ce soleil voilé de Latifa Echakh chez Kamel Mennour.

 

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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