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Vasarely, une rétrospective explosive au Centre Pompidou

Vasarely, une rétrospective explosive au Centre Pompidou

06 février 2019 | PAR Emilie Zana

Avec l’exposition Vasarely, le partage des formes au Centre Pompidou, on plonge dans l’univers de Victor Vasarely (1906-1997), plasticien hongrois et icône de la modernité. Il s’agit de la première grande rétrospective française de l’artiste depuis plus de 50 ans au Centre Pompidou, qui réunit d’ailleurs plusieurs oeuvres inédites provenant de collections particulières.

Des formes et des couleurs : Le mouvement inhérent de la vie par la matière

On observe l’évolution artistique chronologique de l’artiste au fur et à mesure du parcours de l’exposition mais également de manière thématique. Au programme : partout, des formes et des couleurs (parfois limitées au noir et blanc) qui stimulent la rétine. Débutant une carrière de graphiste publicitaire, Vasarely se tourne vers l’art après la 2nde guerre mondiale. Héritier du Bauhaus et des avant-gardes historiques, il définit peu à peu son propre langage et sera le précurseur de l’op art, l’art optique et cinétique bien caractéristique au début des années 50 : les oeuvres vibrent « à l’image de la matière » selon les mots de Michel Gauthier, commissaire de l’exposition avec Arnault Pierre, certaines semblent prêtes à exploser et donner la vie. C’est le mouvement inhérent de la vie et de la matière que Vasarely retranscrit dans ses oeuvres. Le temps n’est pas figé et l’oeuvre semble vivante grâce à sa géométrie relativiste. Vasarely s’intéresse beaucoup à la science et à la technologie de son temps, ses oeuvres semblant d’ailleurs se pixelliser.  

Icône(s) en partage

Vasarely n’est pas pour la « propriété privée des créations », et souhaite les partager au monde. S’adaptant à son temps, ses créations s’infiltrent dans la culture populaire des années 60-70 et connaissent un grand succès : pochette de disque de David Bowie, posters, catalogues de mode, vaisselle, architecture… Bref, Vasarely est partout.

L’artiste souhaite même répandre « un langage plastique mondial (…) utilisable par tous » selon les mots de l’artiste, un vocabulaire de formes et de couleurs aux combinaisons presque infinies qui formeraient un « folklore planétaire ». La création est alors « programmable » à l’image de la cybernétique. Son goût pour la science mais aussi pour la fiction apparaît enfin dans la dernière salle aux murs peints en noir, et on finit en beauté en immersion dans le cosmos qui fascinait tant l’artiste.

 

On en prend plein la rétine avec Vasarely, le partage des formes à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 6 mai 2019, de 11h à 21h (nocturne le jeudi) à la Galerie 2 au Centre Pompidou.  

Visuel : affiche et EZ

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