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« Caillebotte peintre et jardinier » au musée des impressionnistes de Giverny

« Caillebotte peintre et jardinier » au musée des impressionnistes de Giverny

18 avril 2016 | PAR Sandra Bernard

Exposition de lancement du festival Normandie impressionniste, Caillebotte peintre et jardinier, au musée des impressionnistes de Giverny, propose non seulement une rétrospective sur la vie et l’oeuvre de l’artiste, mais donne également à voir des aspects méconnus de son travail et de ses passions, notamment pour l’horticulture.

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Exposition tripartite, Caillebotte jardinier s’ouvre sur un aspect bien connu du travail de Caillebotte sur la ville et ses habitants. Les bourgeois et les ouvriers qui s’y côtoient et qui la construisent. C’est une vision cadrée et minérale de son oeuvre. L’on remarque que déjà, ses points de vues et ses cadrages surprennent, rompant avec un académisme dont pourtant il se réclame. c’est son refus au Salon qui le fait se tourner vers l’impressionnisme et les impressionnistes avec qui il garde des liens forts jusqu’à sa mort en 1894. Exigeant et jusqu’au-boutiste, Caillebotte se cherche et se renouvele sans cesse dans cette saine émulation créative.

Souvent présenté comme un impressionniste mineur, au mieux un suiveur, la chronologie de ses œuvres ici restituée, lui rend sa place à l’avant garde créative.

C’est l’achat par sa famille de la propriété de Yerres en 1878 qui lui ouvre de nouvelles perspectives. Il s’ intéresse de plus en plus à l’horticulture, ce qui le conduit tout naturellement à son oeuvre majeure : le petit Gennevilliers, création totale d’un jardin et d’une décoration d’intérieur. Cette demeure incarne la recréation de son univers où il reçoit régulièrement Monet et d’autres amis.

C’est ce glissement de la représentation du monde à la représentation de son propre monde, d’un extérieur minéral et rigide à un intérieur fluide et végétal, matérialisé par la scénographie claire et efficace. L’aspect médiation n’est pas négligeable, avec une restitution 3D du domaine de Caillebotte, une salle pour les enfants, une chronologie comparative.

Clou de l’exposition, le parterre de marguerites, fragment d’une grande toile inachevée redécouverte dans la famille de Caillebotte il y a dix ans, est une synthèse du travail de l’artiste jusqu’à sa mort. Concernant cette oeuvre, le musée de Giverny lance un appel aux contributeurs pour l’acquisition de cette toile exceptionnelle.

Informations pratiques :

Musée des impressionnistes de Giverny : 99 rue Claude Monet 27620 Gyverny.

Visuels : Affiche + photographies © SB

Infos pratiques

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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