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156 Sculptures en fête à la Villa Datris !

156 Sculptures en fête à la Villa Datris !

26 mai 2021 | PAR Léna Saint Jalmes

La Fondation Villa Datris fête ses 10 ans et organise pour l’occasion une exposition rétrospective « Sculpture en Fête ! » qui présente une sélection de sculptures de la Collection de la Fondation.

Pour célébrer ses 10 ans, la Villa Datris présente une rétrospective de ses 10 expositions précédentes. « C’est la Fête de la sculpture à la Villa Datris », proclame, tout sourire, Danièle Kapel-Marcovici, la créatrice de la Fondation.

Colorée et éclectique

La collection présentée à L’Isle-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse réunit 126 artistes des XXe et XXIe siècles. Les artistes sont à la fois nationaux et internationaux, émergents ou de renom. L’exposition représente les mouvements artistiques majeurs du XXème siècle comme l’Art Cinétique, l’Op Art, Supports/Surfaces, ainsi que de l’art abstrait, l’art textile et l’architecture tout en accordant une importante place à la création la plus actuelle. Elle est constituée d’œuvres emblématiques, symbolisant des choix engagés, guidée par le goût de la découverte.

Rien n’est laissé au hasard : l’intérieur de la Villa regorge d’œuvres, la cage d’escalier est ornée de cabanes à oiseaux et les poutres de la charpente sont joliment utilisées ! A l’extérieur, d’énormes sculptures sont exposées dans le jardin, la rivière a sa création et même l’ascenseur est décoré par Daniel Buren ! 

« L’art en partage »

Cette exposition, comme les dix précédentes, est entièrement gratuite. « C’est une démarche politique et une volonté de démocratiser l’art contemporain. C’est une façon d’utiliser ma fortune pour les autres », explique la PDG de l’entreprise d’emballages Raja.

A la tête de l’entreprise familiale, Danièle Kapel-Marcovici n’est pas issue du monde de l’art. Avec son compagnon, Tristan Fourtine, architecte, ils se passionnent pour la sculpture. Le première acquisition est un objet lumineux pop de Fredrick Prescott, ramené de New-York dans les années 90. Amoureux de la Provence, ils créent à Isle-sur-la-Sorgue, la Fondation Datris, tirée du mélange de leurs deux prénoms. L’objectif était d’ « ouvrir l’art contemporain dans la région » indique la philanthrope.

« Une affaire de rencontre »

Danièle Kapel-Marcovici a assuré le commissariat et la scénographie de cette exposition avec son fils Jules Fourtine, Pauline Ruiz, responsable de la Collection Monte-Cristo à Paris et Stéphane Baumet, directeur de la Villa Datris. L’exposition est plus chargée que d’habitude mais le parcours thématique a été brillamment réfléchi. « Les œuvres dialoguent entre elles », explique Danièle Kapel-Marcovici. Elle utilise la jolie expression : « il faut qu’on ai l’impression que les sculptures habitent ici ». Toutes les pièces doivent donc trouver leur place, cohabiter et s’entendre. Un pari plutôt bien réussi. Cette exposition est aussi plus personnelle, la sélection des œuvres n’est pas dictée par le marché mais par des coups de cœur.

Des galeristes repèrent des artistes lors des expositions. La Villa Datris est pour bons nombres un « accélérateur de carrière ». Certains sculpteurs reçoivent des commandes à la suite des rencontres faites à la Villa. « C’est une affaire de rencontre », reconnait fièrement Danièle Kapel-Marcovici.

Des œuvres variées

Fasciné par les débuts de l’imagination de l’humanité, Samuel Rousseau réunit deux arts opposés dans Paysages rupestres : les arts pariétal et numérique. A travers une vidéo projetée sur une pierre, il rend hommage au travail artistique des hommes préhistoriques. Le bestiaire de la grotte de Lascaux se balade sur les reliefs de pierre. Réalité et fiction s’entremêlent.

A l’opposé, Laurent Perbos détourne et déforme les matériaux pour leur donner une dimension poétique. Son installation Au delà… est composée de néons colorés placés dans des cages qui n’est pas sans nous rappeler des oiseaux. Ampoule rouge, néon vert et jaune nous pouvons même nous imaginer l’espèce représentée. Suspendue aux poutres de la villa, l’œuvre lumineuse – dans tous les sens du terme – est charmante.

Après L’Isle-sur-la-Sorgue qui a déjà attiré plus de 300 000 visiteurs en 10 ans, la dernière exposition est à découvrir ou redécouvrir dans l’espace Monte-Cristo à Paris.

 

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