Design
« Designer’s days » s’est ouvert au mythique Silencio (live-report)

« Designer’s days » s’est ouvert au mythique Silencio (live-report)

16 juin 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

9h30, 142 rue Montmartre, le petit monde de la culture, de l’architecture et du design se presse autour du bar pour avaler quelques cafés à l’occasion de l’ouverture des Designer’s Days . Le bar, c’est celui du Silencio, lieu déjà mythique, désigné par David Lynch et qui ouvrira en septembre. Ce matin, les happy few ont pu deux heures durant profiter de l’endroit avant de partir sillonner la capitale dans des berlines confortables .


Le 142 rue Montmartre est déjà légendaire à  trois titres : c’est à cette adresse que se trouvait la rédaction de l’Aurore où a été rédigé le « J’Accuse » de Zola, c’est aussi, devant cette porte que Jaurès a trouvé la mort , et enfin, alors que l’endroit devait recevoir soirées et conférences durant toute la durée du festival, les pompiers, pour des raisons de sécurité, en ont interdit l’accès . Les photographies sont proscrites et l’antre sera donc fermée jusqu’à sa réelle ouverture. Une mise en scène involontaire qui sied bien à Lynch!

Plafond bas, environnement noir, voutes couleur cuivre.  Le Silencio est mystérieux, chic et glamour. Il deviendra the place to be des soirées parisiennes mais pour l’instant, il aura été le lieu de lancement très approprié des Designer’s  Days .

Depuis 11 ans Designer’s Day permet au public de s’immiscer dans l’univers des artistes et designers. 1 association, 1 parcours et 73 étapes sont les chiffres qui semblent résumer le mieux ce parcours parisien du design 2011 organisé par l’association Designer’s Days,  fondée en 2001 dans l’objectif de faire mieux connaitre la création contemporaine, et de faire la promotion du design auprès du grand public. Comme chaque année en juin, l’association propose pendant 6 jours un parcours parisien du design, dans lequel les maisons membres et les partenaires ouvrent leurs portes et présentent des scénographies éphémères réalisées en collaboration avec des designers contemporains.

Pour Toutelaculture, déjà deux coups de cœurs dans la programmation.

Le Comptoir Général-80 quai de Jemappes.

Dans un cadre lumineux et arboré se déploie une installation de designers israéliens intitulée « Rafsoda », « Radeau » en hébreu. Dans une relation forte à la notion d’exil pour le peuple Juif, Rafsoda présente des œuvres qui partent de la récupération. Les pochettes ordinateurs de « Medusa » sont en plastique, conçus à l’aide d’une technique industrielle détournée ici. Les portes deviennent dans les mains de Yaakov Sasson des tables élégantes. Pour Mirit Weinstock, les volants de  de Babington deviennent de sublimes colliers à plumes. On craque aussi pour les Rockin’Chairs en bidons métalliques de Junktion.

L’Espace Modem et ses cafés éphémères

La designer Anne Xiradakis, fille du célèbre restaurateur bordelais au même nom, nous accueille dans un lieu épuré sur lequel trône une longue table. Elle y présente de la vaisselle conçue comme un art de vivre libre. Ici les objets ne sont pas pré-définis à un rôle. Certaines pièces sont encore en gestation, telles ces « vaisselles à cuisiner », idée brillante qui fait passer l’objet de la cuisson au service puis à l’assiette.

Régulièrement , le Modem devient un café éphémère , durant le festival, Anne Xiradakis pour qui  » la vaisselle sans nourriture c’est pas sexy  » reçoit Frédérique Bastien pour des goûters, des « installations gourmandes ». L’entrée est modique, pour 5 euros vous mangerez dans la vaisselle présentée en ayant la possibilité de l’acheter.

Designer’s Days se poursuit jusqu’au 20 juin, l’occasion  de découvrir 73 lieux , l’ensemble est gratuit c’est à dire une chance à ne pas rater de faire de votre weekend une ballade innovante, originale et cultivée.  Le festival est également un salon, tous les objets sont en ventes et beaucoup sont très accessibles financièrement, de quoi redécorer son appartement de façon inédite!

 

 

 

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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