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Yanick Lahens annoncée lauréate du prix Fémina 2014

Yanick Lahens annoncée lauréate du prix Fémina 2014

04 novembre 2014 | PAR Sarah Hamidou

Ce Lundi 3 Novembre, le prix Femina a été décerné à l’auteure haïtienne Yanick Lahens, pour son œuvre Bain de Lune, qui entraîne le lecteur sur son île natale.

Yanick Lahens, a remporté  Lundi midi le prix Femina 2014 pour Bain de Lune, paru aux éditions Sabine Wespieser, dès le deuxième tour, obtenant six voix contre quatre à l’auteur Marie-Hélène Lafon et son livre Joseph.  Dans son œuvre, l’auteure  nous fait découvrir l’histoire d’un pêcheur qui découvre une jeune femme échouée, et qui révèle, par l’invocation de ses ancêtres, une histoire familiale déchirée par la haine que se vouent les deux clans haïtiens des Lafleur et des Mésidor depuis plusieurs générations. La lauréate met alors sa plume au service d’un portait des conflits violents qui habitent son pays, et de leur cohabitation avec les croyances de ses habitants.

Yanick Lahens, qui succède à Léonora Miano pour La saison de l’ombre,  paru aux éditions Grasset, est donc la seconde auteure consécutive francophone d’origine étrangère à remporter le prix Femina. Et bien que peu connue en France avant son obtention, Yannick Lahens est pourtant reconnue comme figure majeure de l’activité intellectuelle haïtienne, mais aussi comme acteur de développement social de son pays. En 2008, elle a ainsi cofondé l’APC (Action pour le changement), qui vise à poser la question du développement durable et des intérêts nationaux aux jeunes acteurs de l’activité de l’île. En 2011, elle connait une première reconnaissance en recevant le prix d’Excellence de l’Association d’études haïtienne, puis une consécration en 2014, où elle reçoit le titre d’officier des Arts et des Lettres pour sa participation au Conseil International d’études francophones.

Le jury a par ailleurs discerné dans la catégorie essais Paul Veyne pour son livre Et dans l’éternité, je ne m’ennuierai pas: souvenir, paru aux éditions Albin Michel, tandis que c’est l’israélienne Zeruya Shalev, auteure de Ce qui reste de nos vies, aux éditions Gallimard, qui a été couronnée pour la catégorie Roman.

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Sarah Hamidou

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