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[Tour de Web] Les pauvres sont-ils populaires ?

[Tour de Web] Les pauvres sont-ils populaires ?

19 octobre 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La nouvelle était tellement irréelle que beaucoup ont cru à une annonce du Gorafi « Grâce aux autocars, les pauvres voyageront plus facilement ». « Le » pauvre, figure utile depuis que l’homme est homme vient en 2014, et de façon non prévue, devenir un symbole à ostraciser. Tour de web

Le règne du low cost

On le sait, la crise ( comme la guerre) développe la créativité. Si les filles se peignaient des faux bas en 14, de nos jours, le « retro » devient tendance. Ouest France nous parle d’une console de jeu low cost, « Pour 35 €, la console au design rétro, de la taille d’une carte bancaire, est livrée avec une vingtaine de jeux préchargés (comme Pacman, Snake, Tetris). Mais elle est surtout personnalisable : chaque gamer peut créer ses propres jeux. Une seule limite : l’imagination. « La console est basée sur des arduinos, des micro contrôleurs qui permettent de réaliser des projets programmables. Elle nécessite une demi-journée de programmation en amont, à la reception », explique l’étudiant dans une interview accordée à Zoomdici, un site d’information locale de l’agglomération stéphanoise. »

Un Etat qui stigmatise

On connaissait la France qui se lève tôt, travailler plus pour gagner plus. Deux slogans au mépris tel qu’ils venaient bafouer la réalité d’une relation biaisée à la rémunération horaire.

Cela avait en son temps inspiré le chanteur Mike Ibrahim



Ensuite, nous avons subi, mythe ou réalité, la théorie des « sans dent » .  Anne Sophie Lasorne, dans un article signé sur Mediapart titrait hier « 17 octobre, jour des sans-dents ! bonne fête… »

Nous avons maintenant, sans effet de com’, purement et simplement, directement : « les pauvres », essentialisation peu heureuse signée Emmanuel Macron. Sa déclaration a déclenché un tollé général qui retentit dans la presse. Qui sont « les pauvres » dont parle le ministre de l’économie ? « Au regard de l’indicateur le plus communément employé, la pauvreté monétaire relative (définie comme la part des individus vivant avec moins de 1000 € par mois), 14% des Français sont pauvres », explique dans Le Figaro, Julien Damon. Mais les enquêtes ne donnent pas à voir les SDF. Justement, il y a quelques jours, le 17 octobre était la Journée mondiale du refus de la misère. A cette occasion, la Mairie de Paris a exposé, nous explique Le Nouvel Ob’s « les visages de douze personnes en situation de précarité et d’exclusion ». L’article précise : « C’est le photographe Denis Rouvre qui, à l’initiative de Médecins du Monde, a transporté son studio mobile dans des centres d’aide aux soins de plusieurs villes de France pour faire le portrait de ces anonymes. « Des héros contemporains », précise l’auteur au « Nouvel Obs ». « À mes yeux, ce ne sont pas des perdants : ce sont des gens qui se battent, qui ont une stature ». Le journaliste précise : « C’est le photographe Denis Rouvre qui, à l’initiative de Médecins du Monde, a transporté son studio mobile dans des centres d’aide aux soins de plusieurs villes de France pour faire le portrait de ces anonymes. « Des héros contemporains », précise l’auteur au « Nouvel Obs ». « À mes yeux, ce ne sont pas des perdants : ce sont des gens qui se battent, qui ont une stature ». Ici, « les pauvres » deviennent des individus, cela s’améliore.

Visuel : Paris.fr

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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