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Iran : we’re happy from jail

Iran : we’re happy from jail

26 septembre 2014 | PAR Fanny Bernardon

Il y a quelques mois, Pharrell Williams déclenchait un phénomène musical sur lequel s’est déhanchée une bonne partie de la planète. Téhéran n’a pas fait exception : six amis iraniens se sont amusés eux aussi à danser sur le tube qui rend heureux. Pour cela, ils ont été condamnés à six mois de prison, un an pour celle qui a mis la vidéo en ligne, ainsi qu’à 91 coups de fouet pour chacun d’entre eux.

Diffusée en mai dernier sur Youtube, la vidéo des six joyeux compagnons a dérangé de sa joie de vivre, de ses danses, de ses rires et de son manque de « chasteté ». C’est pour avoir porté atteinte aux règles qui ont cours dans leur pays que les jeunes gens ont été condamnés.

Depuis l’instauration de la loi islamique en 1979, les iraniennes sont tenues de se couvrir de la tête au pied lorsqu’elles sont dans un lieu public; des unités de contrôle se chargeant de vérifier si une parcelle de peau n’a pas été oubliée. Soumis à cette législation, le groupe qui s’était rebaptisé The Happy Group, transgresse alors les règles de son pays.

Forcés par la suite de s’excuser à la télévision nationale, les six amis ont dû admettre la vulgarité de la vidéo dont ils étaient les auteurs. Leur avocat précise néanmoins que le jugement qu’ils ont reçu est en sursis et suspendu pour trois ans. Autrement dit, la peine n’a pas été appliquée mais le sera si jamais ils récidivent.

L’Iran qui contrôle également les réseaux sociaux s’est habitué à empêcher les internautes iraniens à diffuser et partager vidéos, photos et commentaires avec le monde entier. The Happy Group n’a donc pas pu constater l’ampleur des réactions face à l’injustice de leur condamnation sur la planète des réseaux sociaux.

Cette actualité n’est pas sans rappeler le destin des Chats Persans.  Ce groupe de rock iranien originellement appelé The Yellow Dogs avait été porté à l’écran en 2009, par le réalisateur kurde iranien Bahman Ghobadi sous le noms des Chats Persans. Depuis le succès retentissant qu’avait connu le film, le groupe s’était installé à New york où il continuait de vivre de musique dans de nombreux bars et clubs de la Grosse Pomme. Leur carrière prend fin le jour où Arash Farazmand, batteur, et son frère Soroush sont assassinés dans leur appartement de Brooklyn.

Aux chastes, détournez les yeux. Les autres, let’s play !

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Fanny Bernardon

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