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Shaka Ponk nous parlent d’environnement avant leur Table-Ronde du Festival Atmosphères [Interview]

Shaka Ponk nous parlent d’environnement avant leur Table-Ronde du Festival Atmosphères [Interview]

12 octobre 2018 | PAR Yaël Hirsch

Ce dimanche 14 octobre à Courbevoie, Shaka Ponk, Groupe électro-rock très engagé pour l’écologie se feront ambassadeurs du mouvement The freaks au Festival Atmosphères de Courbevoie. Ils ont répondu à 3 questions avant leur intervention de demain.

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1. Avec The Freaks, le « Yes Future » est il devenu punk? Quelles sont les prochaines grandes étapes du mouvement ?

The Freak est un collectif. Nous, Shaka Ponk, en sommes à l’origine mais c’est maintenant un ensemble de personnes aux profils très différent qui se retrouvent autour d’un projet écologique commun.Ce ne sont pas tous des punks, mais ce sont tous des femmes et des hommes qui ont décidé  d’aller à contre sens pour le bien de l’environnement et des générations futures. Cela fait une quarantaine d’années que le mouvement punk a intégré l’écologie, la conscience d’un “no future” si on change pas radicalement nos modes de consommer et de penser le monde.

On cherche par ce mouvement à toucher tout le monde, car nous sommes tous touchés par l’air que nous respirons, la nourriture que nous ingérons. Nous sommes tous concerne? quelques soient les a?ges ou les milieux sociaux.

2. Passer par la musique ou par les images pour créer de la conscience politique ou du débat c’est un joli pari. Quel film ou quel chanson vous a marque? dans votre engagement ?

Nous sommes malheureusement arrivés à un stade ou l’art ne suffit plus à passer le message. Cette magnifique manière de transporter les gens, de les émouvoir et de les secouer n’est plus assez efficace face àcl’enjeu colossal qui nous attend. Pour éteindre l’incendie, chacun quitte son job pour donner du temps, et se mettre au service du monde; pour faire parti de la chaîne qui amenera l’eau jusqu’aux flammes. C’est un peu le l’idéee de base des Freaks. Que ceux qui ont de gros réseaux grâce à leur art, ne se contentent plus seulement de chanter, jouer, parler, écrire, relayer les infos des associations, mais d’agir sur le terrain et au quotidien, en modifiant leur manière de consommer.

Puis, dans un deuxième temps, expliquer chacun   à notre niveau, pourquoi et comment faire afin de le partager àctous leurs followers.Montrer que c’est possible, accessible. Parler de citoyen à citoyen.


3. Une carte blanche autour d’une table ronde c’est un beau cadeau mais cela peut être aussi un petit peu angoissant? Comment vous sentez vous avant le débat de demain?

Angoissant ? Non … c’est cool au contraire. Nous ne sommes pas des pros de la communication mais c’est bon de pouvoir échanger sur le sujet… Nous allons mettre principalement nos shaka- bidules de côté et parler de notre expérience et de ce qui nous a amène, en tant que citoyens, à lancer ce collectif. On pourra bien sur évoquer l’origine du groupe, le pourquoi du singe, du rapport si troublé entre l’homme et la nature, de nos envies pour la suite et de nos espoirs… Et surtout répondre humblement a? 1000 questions !Tout en sachant qu’on a malheureusement pas toutes les réponses …

A noter : Shaka Ponk a créé avec l’appui de la Fondation pour la Nature et l’Homme, le collectif The Freaks qui réunit de très nombreux artistes. Ensemble, ils prennent l’engagement de changer progressivement leurs habitudes pour réduire leur impact sur la planète et le climat, mais aussi de passer le message auprès de leurs fans et followers. Le site propose des gestes simples et efficaces à faire au quotidien.

Le Festival Atmosphère se déroule à Courbevoie du 9 au 14 octobre, sous le parrainage de et réunit cinéma, art et fête de la science pour réfléchir à notre environnement et notre monde. Tout le programme du Festival est en ligne ici.

visuel : affiche du festival et les Shaka Ponk sur scène (c) OH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : yael@toutelaculture.com

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