Politique culturelle
Retour sur une tempête dans le monde de la culture et de la danse !

Retour sur une tempête dans le monde de la culture et de la danse !

29 novembre 2013 | PAR Mélanie Taverny

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Le principal nom qui sort à l’occasion de la nouvelle tempête dans le monde de la danse, c’est celui de Laurent Van Kote. Depuis mars 2010, il est délégué à la direction générale de la Création Artistique au sein du ministère de la Culture, après avoir été successivement danseur et chorégraphe dans les années 80. Cet initié de la danse tant dans l’administration que sur la scène a quelques comptes à régler avec le monde de la danse…

Au sein du plus haut niveau de délégation d’un art, la délégation à la danse au ministère de la Culture, Laurent Van Kote s’est autorisé la liberté de prendre le contre-pied de la position tenue par le ministre de la Culture lors de la succession d’Emmanuelle Huynh au Centre national de la danse d’Angers. Il s’est explicitement affranchi de la tutelle de son ministre (Frédéric Mitterand) pour intriguer et placer à sa guise Robert Swinston à la direction du CNDC (Centre national de danse contemporaine d’Angers). Cette information qui a été révélée en exclusivité sur le site « mouvement.net » le 24 avril 2012 n’a fait que provoquer des polémiques menaçantes. L’information a finalement été confirmée par Frédéric Mitterand lui-même dans les dernières pages de son ouvrage Récréations, publié le mois dernier (éd. Robert Laffont). L’ancien ministre y dénonce donc un véritable complot qui a lieu derrière son dos, qualifiant cet acte de « vraie saloperie ».

Ce fonctionnaire s’est affranchi de l’autorité publique pour privilégier de petits arrangements privés sans même être sanctionné. Est-il le vrai fautif dans cette histoire? À vrai dire, Laurent Van Kote a récemment fait preuve de malhonnêteté et de menaces envers la Cinémathèque de la danse pour obliger ses responsables à accepter les conditions exigées par Monique Barbaroux (alors directrice du CND, Centre national de la Danse), de l’arrêt pur et simple de tout subventionnement. Selon les renseignements pris à l’époque, il avait de nouveau agit seul sans consulter personne. Les enquêtes et les investigations sont désormais difficiles pour obtenir des informations précises sur ce personnage de la délégation à la danse. Il poursuit cependant son travail. La dénonciation de ces actes révèle un problème interne de gouvernance au sein du ministère de la Culture peut-être trop laxiste, accusé de fermer les yeux. Avant lui, d’autres personnalités se sont illustrées à travers ce poste comme Igor Eisner ou encore Françoise Adret qui furent, chacun à leur manière, de vrais militants passionnés au sein du ministère. Aujourd’hui, Aurélie Filippetti semble avoir bien commencé à reprendre les choses en mains, mais cela n’effacera pas les conflits internes, qui continuent d’exister.

Visuel : © logo du ministère de la Culture et de la Communication

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Mélanie Taverny

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