Politique culturelle
Les témoinages du Goulag rassemblés au sein d’un musée virtuel

Les témoinages du Goulag rassemblés au sein d’un musée virtuel

23 mars 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le musée virtuel « Mémoires européennes du Goulag » donne aujourd’hui à entendre 160 témoignages d’anciens déportés, des photos prises au cours de leur vie, des documents d’archives privées et publiques, des films, ont été recueillis par une équipe internationale de chercheurs. Nombre de ces témoins n’avaient jamais parlé auparavant.

Soutenue par Radio France Internationale (RFI), une équipe européenne de chercheurs, anthropologues, géographes, historiens et sociologues, est partie à la recherche de documents d’archives, de témoignages de survivants, d’objets et de documents personnels liés à la déportation en Union soviétique de citoyens appartenant aux pays de l’Europe centrale et orientale annexés, occupés ou «libérés» par les Soviétiques avant et après la Seconde Guerre mondiale.

« Nous avons enregistré leur témoignages dans leur pays d’origine, en Allemagne, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République tchèque et Ukraine, ou dans les pays où ils sont allés après leur libération, comme l’Italie, la France et l’Angleterre. Nous sommes aussi allés en Sibérie et au Kazakhstan retrouver ceux qui sont restés là où ils avaient été déportés. Ce sont tous ces matériaux que nous mettons ici à disposition. Nous cherchons à préserver les histoires de vie de nos témoins, tout en reprenant autour d’un ensemble de thèmes les moments forts et communs à nombre d’entre eux. En combinant des salles thématiques et biographiques, des approches cartographiques et chronologiques, nous souhaitons notamment mettre en valeur les parcours des témoins et souligner la relation entre histoire de vie et événements historiques. »

Entre 1939 et 1953, près d’1 million d’habitants des territoires européens annexés par l’URSS au début de la Seconde Guerre mondiale, ou entrés dans la sphère d’influence soviétique à l’issue de cette guerre, ont été déportés au goulag : certains dans les camps de travail, la majorité comme colons forcés dans des villages de Sibérie et d’Asie centrale.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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