Politique culturelle
Le legs de l’oeuvre de Willy Ronis à la France est consenti

Le legs de l’oeuvre de Willy Ronis à la France est consenti

02 août 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

 

 

« Par arrêté de la ministre de la culture et de la communication en date du 23 juillet 2013, est accepté le legs à titre universel consenti à l’Etat, ministère de la culture et de la communication, par M. Willy Ronis. »

C’est de façon trés administrative que la nouvelle est tombée, puisque au JORF, n°0176 du 31 juillet 2013, page 12835,texte n° 29 on parle culture. Il est question du photographe humaniste Willy Ronis, mort à 99 ans, à Paris, en 2009. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture au moment de la perte de l’œil des Amoureux de la Bastille écrivait dans un communiqué : «Cet homme engagé, qui, en 1983, a eu la générosité de léguer son oeuvre à l’Etat français »

1983, il y exactement 30 ans. Or nous apprenons par cet arrêté que c’est seulement maintenant que le legs de Willy Ronis vient d’être accepté par La République Française.

En 2010, la journaliste Claire Guillot faisait le point dans un article du Monde daté du 18 avril : « Ronis avait fait don de son oeuvre à l’Etat par deux donations, en 1983 et 1989. En échange, l’Etat a payé jusqu’à sa mort le loyer de son appartement, à Paris. Dans son testament, Ronis a légué le reste de son oeuvre à l’Etat. Avant de pouvoir sélectionner les images, il a fallu vider l’appartement du photographe, rapatrier ses archives, ses épreuves et négatifs à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, qui conserve les fonds photos de l’Etat. Le déménagement a eu lieu en décembre 2009, alors que la liste des oeuvres devait être finalisée deux mois plus tard ».

Répertorier le fonds aura pris plus de trente ans. Ce que l’on sait c’est qu’aucun inventaire n’a été entrepris en 1983 et que Ronis avait autorisé par voie testamentaire les tirages posthumes.

Ce que l’arrêté ne dit pas c’est ce que le fonds légué à l’État comporte, tellement le travail de ce photographe né à Paris en 1910 peu de temps après l’arrivée de ses parents en France. Eux, juifs avaient fui les pogroms. Willy Ronis aura photographié le Front Populaire, les amoureux, les gamins de Belleville, sa femme dans la chaleur du Vaucluse et tant d’autres belles choses.

Aujourd’hui son oeuvre est bien gardée, par l’Etat.

Visuel (c) Willy Ronis

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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